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Suspense La Corruptrice (70e partie)



Résumé de la 69e partie - Marcelle reçoit une lettre du Dr Berthet qui lui dit savoir que c'est elle qui a subtilisé son dossier des archives...N'est-il pas infiniment moins grand que celui qui consiste à laisser progresser le mal ' Bien entendu,vous pouvez compter sur mon entière discrétion professionnelle. Personne ne connaîtra jamais votre état en dehors de moi et de mon premier assistant qui m'a aidé pour vos examens et a procédé ensuite aux analyses microscopiques. Je réponds de lui comme de moi-même. Je vous, conseille, dès que vous aurez lu cette lettre, de la faire disparaître et de prendre le premier train pour revenir me voir. Votre très dévoué, Georges Berthet.»
' Je viens de déchirer l'original de la lettre à laquelle je ne répondrai pas en prenant le train pour Paris ! Le sérum de Schenck, même s'il ne m'apporte qu'une chance sur dix mille, vaut tout autant qu'une intervention inutile. Je sais que ce brave Berthet, dont la solli-citude à mon égard est plutôt gentille, ne se fait pas plus d'illusions que moi : sa lettre ne lui a été dictée que par sa conscience professionnelle. Il oublie malheureusement qu'il y a des moments où l'homme le plus consciencieux du monde demeure impuissant devant sa propre ignorance ! L'opération, dont le résultat pratique serait nul, me retirerait un nombre de semaines précieuses sur le peu de temps qu'il me reste à vivre en m'obligeant à rester loin de mon petit Denys... Je ne peux plus passer une seule journée sans le voir, ne serait-ce que pendant quelques instants... Je n'ai plus le temps de le quitter avec ce mal qui essaie de me séparer de lui en rongeant chaque jour mon corps davantage ! Je dois mener seule, sans l'aide de personne, une lutte implacable contre deux adversaires : une femme et le cancer. J'ai encore le temps d'abattre la femme mais l'aurai-je pour faire la conquête de mon jeune amant avant que le mal ne m'ait abattue à mon tour '»
...Elle agit vite comme elle se le promettait. Et j'ai continué à ne me douter de rien ! Pendant les trois mois suivants l'atmosphère fut transformée. Christiane venait à la maison chaque fois qu'elle en avait envie ; souvent même elle y passait la nuit. Marcelle et elle étaient devenues des amies. II m'arriva de les trouver plusieurs fois en conversation dans la bibliothèque. L'harmonie régnait. Clémentine me répétait dans son langage imagé : - «C'est le miracle de Christiane ! Elle est si douce et si gentille qu'elle a même réussi à amadouer la panthère !» Et nous commencions, Christiane et moi, à envisager sérieusement notre mariage pour le début de l'automne. Nous n'hésitions pas à en parler devant Marcelle qui paraissait se réjouir sincèrement de tout ce qui nous arriverait d'heureux.
Un soir de juillet, où je rentrais tard d'un accouchement difficile, je surpris Christiane et Marcelle dans la chambre de radio. Mon assistante expliquait à mon amour le fonctionnement des appareils et les différentes manières dont on procédait pour faire radioscopies et radiographies. (A suivre...)
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