Résumé de la 52e partie - Marcelle refuse l'intervention chirurgicale que lui propose le Dr Berthet...D'autres qui emploient des méthodes nouvelles, qui ne pensent pas uniquement à l'ablation de la partie malade !
C'est l'un de ceux-là que je vais aller trouver en sortant d'ici !» - «Je vous en supplie, Marcelle, ne commettez pas une lourde erreur ! Ne vous confiez pas à ces charlatans qui ne recherchent que le gain ou la publicité dans un bluff gigantesque ! Ne croyez surtout pas tout ce que racontent, à tort ou à travers, ou inventent même, des journalistes peu scrupuleux en mal de copie à sensation ! Je vous le répète : l'opération peut et doit toujours être tentée actuellement tant que nous, qui nous sommes penchés honnêtement et depuis soixante-quinze ans sur ce problème, n'aurons pas trouvé une autre solution...» Il parlait, parlait.., et je ne l'entendais pas. Il essayait de noyer son impuissance et celle de ses confrères, devant un problème qui les dépassait, sous un flot de paroles d'espoir, de paroles inutiles... Je ne l'écouterai plus, ni lui ni personne. Je me fierai à mon seul instinct et j'irai voir celui qui pouvait peut-être me sauver sans la hideuse intervention chirurgicale qui finit de vous achever... Moi, perdre mon temps à me faire opérer pour rien alors que j'aurais déjà dû être revenue auprès de Denys ' Denys qui ne devait rien savoir de mon état... L'opération lui révélerait tout !
«-Vous ne m'écoutez pas, Marcelle '» demanda brusquement Berthet. - «Pourquoi vous écouterais-je ' Vingt fois, cinquante fois je vous ai entendu dire ces mêmes mots à d'autres et, lorsqu'ils avaient quitté votre cabinet saoulés par vos paroles, vous vous tourniez invariablement vers moi ou l'un de vos assistants en disant avec lassitude : «C'est affreux, mais il faut tout tenter, n'est-ce pas '»... Peut-être ne prononcerez-vous pas cette phrase tout à l'heure, quand je serai partie pour ne plus jamais revenir : vous savez déjà que vous ne pouvez pas me convaincre. Adieu, monsieur. C'est moi, maintenant, qui ne vous ennuierai plus.»
'... En franchissant pour la dernière fois de ma vie - du moins je le croyais alors - la porte de l'Institut, je songeai que mon ancien patron n'avait pas failli à ce qu'il appelait la règle d'humanité : pas une fois il n'avait prononcé devant moi le mot CANCER. Et je...»
... Elle a écrit le mot en lettres capitales. La phrase suivante est inachevée. Une phrase qui ne sera jamais terminée... Il y a un espace blanc, puis l'écriture reprend, trois lignes en dessous, plus nerveuse... Ce blanc marque l'instant précis où j'ai frappé à la porte. Sa voix a répondu, inquiète : «Qui est là '» - «Moi, Marcelle.» - «Ah bon ! docteur. Un instant...» Elle dut cacher précipitamment son cahier avant de tourner la clef dans la serrure et elle m'apparut, toujours vêtue de son uniforme. C'était à se demander si elle le quittait pour dormir. Je suis entré dans la chambre, ignorant tout, fou de rage, avec la seule idée de lui faire une scène au sujet de ma maîtresse... (A suivre...)
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Guy des Cars
Source : www.infosoir.com