Oran - A la une

Suspense



Résumé de la 100e partie - Poirot demande à Mrs Oliver de cesser de le presser...
Pourquoi n'iriez-vous pas à cet endroit de Chelsea où je me suis fait assommer '
' Vous tenez à ce qu'on m'assomme également '
' Je vous comprends. Je vous ai fourni une piste en dénichant cette fille dans le café...
' Je sais, je sais.
' Et cette femme qui s'est jetée par la fenêtre '
' Elle était comme beaucoup d'autres femmes. D'abord, elles sont jeunes et jolies, mènent des intrigues galantes, ensuite elles sont moins jeunes et moins jolies, mais conduisent encore plus d'intrigues galantes jusqu'au jour où, flétries, elles sont malheureuses, se mettent à boire, s'imaginent avoir un cancer ou autre maladie incurable, et le moment vient où, poussées par le désespoir et la solitude, elles se jettent par la fenêtre.
' Vous avez affirmé que sa mort devait être importante' qu'elle mettrait une lumière sur notre affaire '
' Je le croyais.
' Vraiment' A court de commentaire, Mrs Oliver raccrocha.
Poirot se renversa contre son dossier, fit signe à George de retirer le pot de café et le téléphone et se mit en devoir de méditer sur ce qu'il savait et ne savait pas. Pour éclaircir ses idées, il s'exprima à haute voix, en se répétant les trois fameuses questions :
' Que sais-je ' Que puis-je espérer ' Que devrais-je faire '
' Que sais-je '
Il savait trop de choses ! Il écarta la question et passa à la suivante.
' Que puis-je espérer '
Ma foi, il pouvait toujours espérer que ses cellules grises - tellement supérieures à celles de ses contemporains - apporteraient tôt ou tard, la réponse au problème qu'il ne comprenait pas très bien.
' Que devrais-je faire '
Aucune hésitation là-dessus. Il devait rendre visite à Andrew Restarick qui était, de toute évidence, au désespoir à propos de sa fille et qui lui reprocherait certainement de ne pas lui avoir déjà rendu son enfant. Poirot comprenait cela et sympathisait avec l'homme d'affaires mais il lui répugnait de se présenter sous un jour aussi peu favorable. Son seul recours était de composer au téléphone un certain numéro et de se renseigner sur la progression des événements.
Mais avant, il lui fallait revenir à la question qu'il avait momentanément écartée.
' Que sais-je '
Il savait que la Wedderburn Gallery était suspecte.
Jusqu'à présent, elle avait réussi à demeurer du bon côté de la loi, n'hésitant pas, cependant, à escroquer quelques millionnaires ignorants en leur vendant des tableaux d'authenticité douteuse.
Il se rappela l'homme aux mains potelées, dents blanches et conclut que le personnage lui était antipathique. Il le jugeait capable de réussir des affaires malhonnêtes tout en sauvegardant habilement ses intérêts. Et ce David Baker, le Paon ' (A suivre...)


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)