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Sujet d'un grand débat à l'école supérieure de police La DGSN au service de l'environnement et de l'urbanisme



La cellule de communication de la DGSN a eu le mérite de revenir sur le sujet qui fait couler beaucoup d'encre et de salive ces derniers temps, à savoir la lutte sans merci contre la pollution sous toutes ses formes. Le thème relatif au "rôle des forces de police dans le domaine de l'environnement" débattu au forum organisé hier à l'Ecole supérieure de police Ali-Tounsi, à Châteauneuf, a eu l'effet escompté par la qualité des intervenants.Dans un bref rappel, le commissaire principal, Saâdi Madjid, a expliqué que la police est présente depuis plus de 30 ans dans la protection de l'environnement et de l'urbanisme, mais que la situation catastrophique que vit notre pays liée à plusieurs facteurs a conduit à l'implication plus prononcée de la Sûreté nationale dans ce domaine. Le général-major, Abdelghani Hamel, premier responsable de ce corps, a insisté jeudi dernier sur la nécessité de former des agents à cet effet, à commencer notamment par leur sensibilisation sur la question et delà, créer sans plus tarder des services de l'urbanisme et de protection de l'environnement qui seront supervisés au niveau central par un bureau spécialisé. Cet intérêt n'est pas le fruit du hasard, dira le commissaire principal Saâdi, qui explique qu'un effectif d'environ 2 000 agents ayant suivi une formation spécialisée est affecté à cette structure. Ce rapport de force a d'ailleurs permis de noter une rigueur manifeste dans l'application de la loi caractérisée par le nombre sans cesse croissant des infractions liées à l'urbanisme : 17 357 en 2011, 19 945 en 2012 et 10 558 au 1er semestre de l'année en cours. L'application stricte de la loi a été donc rendue nécessaire en raison d'un certain nombre de facteurs, à savoir la détérioration de l'état du littoral, la pollution des eaux de mer, le recul de la biodiversité, la désertification, la pollution de la qualité de l'air, la non-maîtrise de la gestion des déchets ménagers, la pollution des sources d'eau, l'apparition du phénomène des bidonvilles.
Ce tas de facteurs a concouru à l'apparition d'une situation qui n'est pas sans grand danger pour l'environnement mais aussi sur le plan socioéconomique. Représentant le ministère délégué à l'Environnement, Mme Attafi est, pour sa part, revenue sur la question de l'optimisation de la gestion des déchets ménagers qui est dans sa deuxième phase consistant à donner une seconde vie par la pratique du recyclage. Mais c'est sur la protection des espaces verts que la conférencière s'est attardée en mettant en exergue la volonté des pouvoirs publics à y mettre le paquet. "Nous sommes en phase de mise en cadastre des espaces verts pour que ces derniers ne soient pas déviés et exploités à d'autres faits que celles pour lesquels ils sont conçus. Pour cela, la superficie des espaces verts sera augmentée, opération qui sera concrétisée par un parc vert par wilaya", a annoncé la conseillère à l'environnement.
En matière de qualité de l'air, l'intervenante a déclaré qu'un réseau de surveillance est mis en place de même que l'instauration d'un programme de protection de l'environnement où le mouvement associatif sera impliqué notamment par leur rôle de sensibilisation au niveau des quartiers, mais non sans rappeler qu'encore une fois, la présence de l'Etat se fera par le biais de la police dont la mission de protection est indispensable. Représentant la vieille cité, l'incontournable Houria Bouhired a rappelé justement le rôle des associations, à l'image de celle qu'elle dirige au niveau de La Casbah. Appréciant le travail fait dernièrement par cette association en dégageant plusieurs tonnes de gravats, le général-major Hamel a fait un geste très encourageant en honorant Houria Bouhired.
Elle n'a d'ailleurs pas omis de le remercier à cette occasion et surtout pour l'intérêt qu'il porte aux associations. Très touchée, elle lui a, de son côté, offert une toile représentant une femme de La Casbah portant une cruche d'eau, symbole de la propreté. D'autres intervenants, comme Sadoun Mustapha du Mouvement scout algérien ou Djaâfer Lasber, architecte, pointent du doigt le rôle irremplaçable des citoyens pour que les différentes recommandations soient rendues possibles et surtout efficaces. Ce que Mme Attafi a confirmé en concluant que le travail mené actuellement par le secteur qu'elle représente est pragmatique. Elle ne pouvait dire autrement, car la réussite dans ce domaine est avant tout question de culture.
A.F
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