Oran - Revue de Presse

Suite à de nombreux accidents mortels



Les riverains du 3e périphérique occupent la chaussée Le 3e périphérique, qui passe entre la cité Yaghmoracen et les coopératives immobilières Al-Wahda, Colonel Lotfi et Grands invalides, constituant un danger pour les usagers, notamment les élèves devant le traverser pour rallier leurs classes, les riverains ont organisé, hier en fin de matinée, un sit-in avec occupation partielle de la chaussée. Annoncée pour 11H30, la manifestation n’a pas drainé beaucoup de monde. Aussitôt arrivés sur les lieux, les cinquante habitants qui ont répondu à l’appel de leur comité, ont déployé des banderoles sur lesquelles ont pouvait lire «Halte à l’hécatombe!», «Protégeons nos enfants!», «Traversée surveillée = vies sauvées», et «Stop aux chauffards!». Selon Benaraba Mohamed, porte-parole des habitants des 3 coopératives sus citées, «Cette partie de la chaussée constitue un véritable coupe-gorge pour les nombreux piétons, notamment les 500 jeunes écoliers qui doivent la traverser quatre fois par jour pour rallier leurs établissements scolaires respectifs». En quelques années seulement, il y a été enregistré une trentaine d’accidents ayant coûté la vie à 18 personnes, dont des écoliers en sus de dizaines de blessés. «Il y a quelques jours, les éléments d’une passerelle ont été ramenés sur les lieux avant d’être embarqués pour une destination inconnue et des raisons obscures. Devant la gravité de la situation et afin de protéger nos vies et celles de nos enfants, nous avons engagé plusieurs courriers avec le ministère de l’Intérieur, la wilaya, le directeur de la sûreté urbaine, le maire d’Oran et le délégué du secteur urbain El-Otmania. Peine perdue puisque aucun de ces responsables n’a daigné donner suite à nos légitimes revendications», souligne-t-il. La situation ayant empiré, selon lui, ces derniers temps, ils ont décidé d’organiser un sit-in «afin de tirer ces responsables de leur torpeur». Parmi les points contenus dans la plateforme de revendications, la pose d’une passerelle et le bitumage des voies. Selon M. Sadek Abdelkader, président du comité de la cité Yaghmoracen, «la vie des habitants des coopératives immobilières Al-Wahda, Akid Lotfi et Grands invalides demeure menacée tant qu’une passerelle n’aura pas été posée pour leur permettre de traverser sans danger la chaussée». Ce tronçon ayant déjà ôté la vie à près de 20 personnes, il est temps pour les pouvoirs publics de faire un geste. «Si jamais les autorités continuent à faire la sourde oreille, nous passerons à un cran supérieur de notre action avec la possibilité de porter plainte contre les responsables pour non assistance à personnes en danger», poursuivra notre interlocuteur. Le sit-in d’hier risquant de déraper, des officiers de police sont immédiatement arrivés sur les lieux où ils ont déployé de louables efforts pour dissuader les manifestants qui voulaient bloquer la circulation. Egalement alertées, les autorités ont dépêché le chargé de la direction du secteur urbain El-Otmania qui a pris note de la revendication principale des manifestants et promis d’ordonner la pose dans les plus brefs délais de ralentisseurs, en attendant l’installation d’une passerelle. Méfiants, les manifestants ont exigé que cet engagement leur soit notifié par écrit. Selon un décompte que nous avons réalisé sur place, chaque minute qui passe et en temps normal, cette voie rapide est empruntée par 75 véhicules. Aux heures de pointe, c’est encore pire. M. Nemili
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