Oran - Revue de Presse

Souk «Larbaâ» à Maraval en extension continue



L’anarchie persiste et les riverains s’insurgent L’éternel souk «larbaâ», souk du mercredi qui se tient chaque semaine à Maraval et qui n’a jamais cessé ses activités, même lorsque tous les souks hebdomadaires à travers la wilaya d’Oran avaient été interdits, continue toujours dans l’anarchie. Cette anarchie suscite le mécontentement des habitants des cités avoisinantes qui voient chaque mercredi et dès les premières heures de la journée, les entrées de leur immeuble et les ruelles de leur quartier prises d’assaut par des commerçants illicites qui exposent toutes sortes de marchandises car tout se vend dans ce souk. En effet, «il y a de tout et à de petits prix à Soug Larbaâ», disent les ménagères qui y viennent de tout Oran et même de communes limitrophes telles que Bir El-Djir, Es-Senia et El-Kerma. Toutefois si celles-ci trouvent leur bonheur dans ce souk, les habitants du quartier où il se tient sont d’un tout autre avis. «Ce qui nous dérange le plus, c’est que le moindre espace de la cité est chaque mercredi squatté et même la chaussée occupée par ces revendeurs illicites. D’ailleurs, pour rentrer à midi à la maison, il est impossible de passer en voiture et parfois, on est obligé de laisser nos véhicules et de continuer à pied. L’insécurité est quasi présente dans ce souk et il ne se passe pas un seul instant sans qu’on parle de vol. Des femmes et des hommes se font dépouiller de leur argent à tout instant et reviennent ainsi bredouille chez eux. Ajouter à cela les disputes entre vendeurs pour l’occupation des places. Ces rixes, souvent à armes blanches, finissent toujours dans le sang», dira un habitant de la cité des 1.500 logements à Yaghmoracen. Un autre ajoutera: «Chaque semaine, le souk prend un peu plus d’espace. A ses débuts, il se tenait aux environs des cités «la Radieuse», «les Glycines» et «les Oliviers» et actuellement, il s’est étendu à travers toutes les ruelles et a envahi tout le secteur d’El-Othmania». Une ménagère de la cité Yaghmoracen dira «le problème qui se pose est surtout un problème d’hygiène car les commerçants viennent étaler et vendre leurs marchandises et repartent ensuite les poches remplies en laissant derrière eux une cité transformée en une immense décharge à ciel ouvert dégageant ainsi de très mauvaises odeurs provenant, sans aucun doute, des produits exposés et qui sont de qualité douteuse». Selon certains habitants de la cité et certains habitués de ce souk «c’est vrai, on trouve de bons produits au souk du mercredi de Maraval, cependant des produits de qualité inférieure, de deuxième et troisième choix y sont vendus à des prix défiant toute concurrence. On y trouve aussi des produits qui sont près d’être périmés mais vendus à bas prix et qui trouvent preneurs. Là, la responsabilité incombe directement au consommateur». Interrogé à propos de la qualité des produits exposés dans ce souk, une source relevant du bureau d’hygiène communal dira «les produits carnés exposés à l’air libre constituent un réel danger pour le consommateur, notamment les produits laitiers étalés sur des tables et à même les trottoirs. De nombreuses opérations de contrôle ont été effectuées au niveau de ce souk et des quantités de produits impropres à la consommation ont été saisis. Mais les services de contrôle sont dépourvus de matériel et de moyens humains pour pouvoir agir à l’aise, donc on a toujours fait appel à la vigilance du consommateur». Il faut savoir que la commune ne tire aucun profit de ce souk, un souk aussi illicite que ceux qui se tiennent quotidiennement aux portes des marchés couverts de la commune. Rappelons qu’il était question, il y a quelques années, de tracer des espaces destinés aux commerçants de souk «larbaâ», des tracés qu’ils paieront à la commune. Ainsi, cette dernière, chargée de nettoyer gratuitement les déchets laissés par les vendeurs, pourrait tirer pleinement profit de ce souk. Il faut savoir que ce sont des tonnes d’ordures qui, chaque mercredi, sont balayées et prélevées par les employés du service d’hygiène relevant du secteur urbain d’El-Othmania.   Hafida B.
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