La cour d'appel d'Oran avait rejeté à la mi-juin une procédure engagée par un Algérien qui se présentait comme étant le « père biologique » de l'enfant.
Enfin le dénouement de « l'affaire Sophie Scharbook » ! Le père, Jacques Scharbook a retrouvé, selon l'agence AFP, sa fille mardi après que les services consulaires français lui aient amené Sophie dans le Var (sud de la France), où il réside. C'est le président français, Nicolas Sarkozy « him-self » qui s'est chargé, jeudi, de rendre publique la nouvelle en se réjouissant du dénouement heureux du conflit opposant pour la garde de l'enfant, Jacques Scharbook à la famille de son épouse algérienne, décédée en 2005 dans un accident de la route. « C'est avec une grande joie et un grand soulagement que j'apprends que la petite Sophie a été rendue à son père après quatre années de séparation », a indiqué le président français. Ce dernier qui n'est pas à son premier « otage » de libéré, affirme avoir suivi « personnellement le cas de Sophie ». « J'ai demandé, dit-il, dès mon élection que tout soit fait pour qu'un dénouement heureux intervienne et que Jacques Scharbook ait gain de cause. » Sa « demande » pleinement satisfaite, Sarkozy a félicité la diplomatie française pour sa « mobilisation », le président Abdelaziz Bouteflika et son ministre de l'Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, pour leurs « efforts ». « Je sais le rôle qu'ont joué les autorités algériennes », a-t-il indiqué.Trois mois à la DAS d'OranLa fillette de 7 ans, « franco-algérienne », écrit d'abord l'AFP dans une première dépêche, avant de rectifier rapidement le tir, et de préciser qu'elle est « bien française », avait été rendue à son père au terme d'une longue bataille juridique. « C'est indescriptible. Cela fait 4 ans et demi que je recherche ma fille. Il m'est très difficile de le décrire : c'est de la joie, c'est du bonheur. Tout est confus », a déclaré Jacques Scharbook à la radio RTL. L'enfant a passé trois mois dans un centre de la DAS à Oran, entre le moment où elle a été retrouvée (mars 2009) par la police algérienne et le moment où elle a été rendue à son père, elle a appris le français, qu' « elle parle à la perfection », a dit M. Scharbook, ému. « Elle est en pleine forme », a-t-il ajouté. M. Scharbook n'a pas encore dit à sa fille qu'il était son père. « Elle a vécu une histoire difficile et je préfère laisser le temps faire les choses », a-t-il affirmé. Installé en 1984 à Arzew, près d'Oran, M. Scharbook avait épousé Farah Belhoucine en mars 2001 selon le rite musulman, puis civilement en septembre suivant à La Seyne-sur-Mer, dans le sud-est de la France, où est née Sophie, qui n'a, selon son père, que la seule nationalité française.A la mort de la mère, l'enfant avait été confiée, le temps des obsèques, à sa belle-famille algérienne à Oran, qui refusait de la rendre à son père. Au terme de trois ans de procédure judiciaire, la Cour suprême d'Algérie a confié en février 2008 la garde de Sophie à son père. La cour d'appel d'Oran avait rejeté à la mi-juin une procédure engagée par un Algérien qui se présentait comme étant le « père biologique » de l'enfant.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : R. N.
Source : www.elwatan.com