Oran - Revue de Presse

Son DG fait le point



110 milliards de dettes du CHUO épurées   Le CHU d’Oran vient d’épurer une somme globale de 110 milliards de centimes de dettes cumulées entre 1992 et 2004. 80% de cette somme représentent les créances de la Pharmacie centrale qui ont été entièrement réglées. Il reste cependant 5 milliards de centimes représentant les dettes litigieuses liées aux différentes affaires de conflits pour lesquels la justice n’a pas encore tranché. Ces détails ont été fournis lors d’une conférence de presse animée, hier matin, par le directeur général du Centre hospitalo-universitaire d’Oran, M. Attar, au siège de sa direction. Comment a-t-on pu obtenir de tels résultats en moins de 15 mois de gestion, a-t-on demandé au DG du CHU. «La recette est simple», répond M. Attar qui explique que la gestion de l’hôpital, depuis son arrivée, a été basée sur le principe de réduire au maximum les dépenses et d’éliminer les charges inutiles. Pour preuve, il citera l’annulation de deux conventions qui étaient en vigueur avant son installation à la tête de la direction générale. La première a été établie entre l’hôpital et une société de gardiennage, en vertu de laquelle l’hôpital payait annuellement la somme de 7 millions de dinars en contrepartie des services de gardiennage assurés par ladite société. «Nous avons pris la responsabilité d’annuler cette convention et, depuis, ce sont nos propres agents qui assurent le gardiennage dont la qualité n’a rien à envier à celle des sociétés privées», précise M. Attar. La deuxième convention concerne les travaux de jardinage qui coûtaient à l’hôpital la somme de 4 millions de DA annuellement. Sur un autre registre, mais toujours en rapport avec l’état de la santé financière de l’établissement hospitalo-universitaire, M. Attar ne ratera pas l’occasion pour demander officiellement, encore une fois, à la direction de l’EHU d’Oran de régler ses dettes envers le CHU d’Oran, dettes estimées à 20 milliards de centimes. Sur ce point précis, le DG du CHU ne manquera pas de s’interroger sur la nature des activités pour lesquelles a été destinée cette importante somme. Par ailleurs, et s’agissant des autres questions liées à la situation des autres établissements sanitaires dépendants du CHU, dont la clinique «Sainte-Anne», M. Attar révèle que l’étude de réhabilitation de cette structure a été confiée à un bureau d’études national qui travaille en partenariat avec un bureau d’études belge. «Nous voulons que cette étude puisse prendre le temps qu’il faut afin que le travail soit solide et débouche sur quelque chose dont on n’a pas à rougir. Je vous signale que la clinique «Sainte-Anne» a été réhabilitée déjà à deux reprises. Les résultats? Tout le monde les connaît. Nous n’avons plus droit à l’erreur», dira-t-il d’un ton ferme. A la question de savoir si la clinique, une fois réhabilitée, gardera sa vocation de gynécologie obstétrique, sa réponse est affirmative. Concernant les problèmes de gestion de l’alimentation des malades et de la literie, notre interlocuteur explique que la direction est arrivée à satisfaire tous les besoins du CHU en matière de qualité. Cependant, il reconnaît qu’il reste beaucoup à faire pour ce qui est de l’alimentation des malades. «Le ministère nous octroie un budget de 5 milliards de centimes pour 1.800 malades, soit un coût de 50 DA/repas/jour pour chaque malade. Ce coût a été augmenté tout récemment à 150 DA par jour, mais nous souhaiterions qu’il atteigne 250 ou 280 DA. Ceci dit, nous envisageons d’aller vers une sous-traitance dans ce domaine».
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