
Les travailleurs de l'Agence foncière sont montés, hier, au créneau, à travers un arrêt de travail observé, de 8 à 12h, devant le siège de la direction.Selon les travailleurs, rien ne va plus ; la rencontre tenue le 13 avril dernier, entre le syndicat et les cadres de la direction pour examiner, de près, les doléances des travailleurs n'a pas donné ses fruits car, affirment nos interlocuteurs, aucune promesse n'a été respectée.C'est, en substance, la cause de ce mouvement de protestation qui vient signifier, selon les concernés, leur ras-le-bol et leur mécontentement après la dégradation des conditions dans lesquelles ils exercent.Les revendications sont claires, selon le collectif et ont été, à maintes reprises, communiquées à la direction ; il s'agit de la revalorisation des salaires puisque le salaire de base de certains travailleurs est, encore, à 14.500 DA. Ils citent, également, le point relatif aux échelons et dont personne n'a encore bénéficié et dénoncent, par la même, la non application de la convention collective.Les grévistes ont, également, rappelé le licenciement abusif de leur collègue, un responsable du service des finances et de la comptabilité pour avoir été victime du vol d'un véhicule de service. Tout en appelant à plus de considération de la part des responsables, le collectif n'a pas hésité à dénoncer d'autres contraintes qui enveniment le climat de travail et qui sont liées au recrutement et au non-respect de l'instruction du Premier ministre M. Sellal, quant au départ à la retraite des personnes en âge d'en bénéficier.«Certains travailleurs retraités sont, toujours, en poste alors que d'autres ont été recrutés, récemment, et avec un salaire supérieur aux leurs », souligne-t-on. A cette inadéquation dans les salaires, vient s'ajouter l'autre problème épineux qui est celui du logement. Les grévistes se sont interrogés sur le quota des logements LPA réservés aux travailleurs. La note affichée, selon eux, en avril 2012, par l'ancien directeur de l'Agence devait faire bénéficier les travailleurs de logements. Une disposition qui n'a jamais vu le jour, au grand désespoir du collectif dont certains sont des pères de famille, logeant dans des caves, des terrasses d'immeubles etc.Devant ces incohérences, les grévistes ont demandé qu'une commission d'enquête soit dépêchée afin de faire la lumière sur ce dossier. Ils lancent un appel pressant, au wali d'Oran, pour que leurs préoccupations soient prises en considération. Une réunion regroupant le partenaire social, les cadres de l'UGTA et les cadres de la direction s'est tenue, hier, afin d'examiner ces revendications et trouver un terrain d'entente.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Assia
Source : www.lequotidien-oran.com