
Sous l'égide du syndicat le CLA, une trentaine de vacataires de l'éducation ont observé hier après-midi, un sit-in de protestation devant la Direction de l'éducation d'Oran. Massée le long du trottoir, pour ne pas gêner la circulation automobile, comme l'ont exigé les forces de l'ordre, une majorité de femmes ont tenu ainsi, pendant plus d'une heure, pancarte à la main. Les plus anciens vacataires totalisent 4, voire même 5 années avec ce statut inique, les maintenant dans une situation de précarité et d'instabilité, comme dénoncé hier?: «cela fait 5 mois que nous n'avons pas perçu un centime ; alors qu'on travaille toujours, nous n'avons plus ni contrat, ni assurance et maintenant plus de salaire», raconte une enseignante vacataire du cycle primaire. Et encore ce salaire non perçu est de 18 000 DA mensuel, soulignent ses collègues. Une autre en arrive à ce constat : « Voyez, aujourd'hui, c'est l'Etat qui fait travailler au noir ses propres citoyens ».D'autres témoignages rendent plus visible cette situation de précarité et d'attente infinie au moment où, avec le CLA, les protestataires réclament l'intégration en tant que permanents, d'autant que jusque-là , nombre de ces enseignants vacataires assurent et occupent des postes dans des établissements difficiles ou très éloignés de leurs lieux de résidence.Parmi les autres revendications, être donc intégré, sans devoir passer par le concours puisqu'ils sont déjà en poste.Une délégation des enseignants vacataires devait être reçue par un responsable de la Direction de l'éducation alors que tout le monde sait que c'est là un dossier traité exclusivement par le ministère de tutelle et la Direction de la fonction publique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Fayé§al M
Source : www.lesoirdalgerie.com