Oran - Revue de Presse

Sinistrés d’Oran



Une vingtaine de familles relogées aujourd’hui De sources sûres, nous apprenons qu’une vingtaine de familles sinistrées de la ville d’Oran seront relogées aujourd’hui à Aïn El Türck et Oued Tlélat. Cette opération de re-logement qui a sus-cité la diligence des services compétents et à la tête de cet élan, le wali d’Oran, qui avait pris récemment la décision de recaser les six familles sinistrées du 104, rue Froment Coste à Gambetta, concerne également 12 familles sinistrées dont l’immeuble effondré se trouve au 8, rue de Madrid, une artère qui jouxte l’Eglise Saint louis, à Sidi El Houari. Cette décision toucherait encore une autre famille et dont le logement se situe au numéro 53 de la rue Daho Kada, au quartier Edderb; un cas social, rappelons- le, qui avait fait couler beaucoup d’encre. A savoir que cette famille, faute de toit, avait édifié une tente au milieu de la chaussée, obstruant ainsi tout passage automobile. Au total, indique-t-on de même source, une vingtaine de logements sociaux seront distribués à Aïn El Türck et Oued Tlélat. Il faut dire que la question du relogement des sinistrés reste posée à Oran, lorsqu’on apprend que le stock de logements de l’OPGI est presque vide et qu’en dehors du programme spécial de relogement des habitants des Planteurs -1000 unités- et celui du programme quinquennal en cours -1040 unités-, le nombre de logements sociaux disponibles est pratiquement inexistant, comme le dit une source responsable au niveau de la wilaya d’Oran qui assure que «Le programme spécial relogement des habitants des Planteurs sera destiné exclusivement aux seuls habitants des Planteurs et qu’en aucun cas, il ne sera affecté à d’autres personnes». Une situation difficile à gérer, surtout lorsque l’on sait que les quartiers Edderb et Sidi El Houari, recensent à eux seuls plus de deux cents immeubles présentant des irrégularités flagrantes en matière d’insécurité, compte tenu de leur état de vétusté très avancé. Selon un rapport d’évaluation du cadre bâti d’Oran, le nombre des immeubles menaçant ruine est de 539, entre biens gérés par l’OPGI, l’administration des domaines et les propriétaires privés. Ces immeubles regroupent quelques 1.500 logements qui peuvent craquer à tout moment. Cette situation risque de compliquer davantage le travail des autorités locales, à plus forte raison que la reconquête de l’espace urbain n’est toujours pas inscrite à l’ordre du jour. Une tâche rendue difficile par un net ralentissement urbain au niveau du centre ville d’Oran contribuant ainsi à la dégradation de ce précieux patrimoine, du moins dans sa composante historique, comme Edderb, la Casbah d’Oran (la citadelle), la Blanca au boulevard Stalingrad, la pêcherie, la Calère, aujourd’hui, un terrain nu, etc. A propos de reconquête de l’espace, il est temps que les responsables locaux songent à un plan d’urgence pour sécuriser le vieux bâti, au mieux ceux qui tiennent encore debout et surtout pour réhabiliter l’ensemble des immeubles qui constituent le noyau historique de la ville. L’autre question qui mérite d’être posée est : «Pourquoi la direction de l’urbanisme et de la construction n’a-t-elle pas encore pris la décision de meubler les friches par les équipements d’excellence ?» Mais là encore, c’est une autre histoire.
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