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Signature d'une convention entre Renault et son sous-traitant Martur



Signature d'une convention entre Renault et son sous-traitant Martur
Trois conventions de formation ont été signées jeudi dernier à l'institut national de formation professionnelle d'Es-Sénia en présence de Mohamed Mebarki, ministre de la formation professionnelle.La première est une convention-cadre signée par Renault avec le ministère et porte sur deux objectifs. Le premier, considéré comme un transfert de savoir-faire, concerne la création d'une filière carrosserie.Le second a trait à la formation de formateurs dans cette filière avec un don de matériel pédagogique, principalement des voitures du même constructeur montées localement. Cet aspect va concerner des écoles dédiées et implantées sur tout le territoire national contrairement à la deuxième convention qui ne concerne que la direction de la formation d'Oran avec, là aussi, un double objectif : mettre à disposition un matériel pédagogique et former les formateurs qui sont appelés à exercer localement. «C'est pour monter en compétence ces gens-là et les rapprocher de la réalité des nouvelles technologies du parc automobile d'aujourd'hui », précise le responsable de la formation chez Renault Algérie.La troisième convention a été signée entre la DFP d'Oran et Martur, une joint-venture spécialisée dans la fabrication des sièges auto et montée grâce à un investissement turc. «Notre but principal est de former des jeunes jusqu'à les voir opérationnels, hautement qualifiés et compétents avec la réalisation de produits répondant aux normes internationales», indique le responsable de cette entreprise déjà sous-traitante de Renault. «Nous sommes venus de Turquie avec des projets plein la tête dont un qui nous tient particulièrement à c?ur», ajoute-t-il parlant de cette école qui formera, selon lui, à la maitrise du geste, au souci du détail, au contrôle rigoureux de la qualité et à l'esprit d'équipe.Former utileDans son discours prononcé lors de la cérémonie, Mohamed Mebarki a mis en avant les efforts fournis par l'Etat pour revigorer le secteur de la formation. «Agir premièrement sur la formation des formateurs pour améliorer la qualité des ressources humaines et agir deuxièmement sur les équipements scientifiques et technico pédagogiques pour que le secteur soit à la hauteur du développement technologique universel et adapté au développement des métiers à l'échelle mondiale».Evoquant le caractère social de la politique du gouvernement, le ministre a également insisté sur la nécessité de former utile pour permettre aux jeunes d'accéder à des métiers qui leur permettent de s'insérer dans le monde du travail ou de monter leurs propres activités. Autant à l'échelle locale que nationale, l'orientation va vers le développement des partenariats avec les entreprises qui participent désormais à la définition des programmes, de leur contenu et à la décision concernant les spécialités à ouvrir, etc.Hormis les formations résidentielles devant être complétées par des stages pratiques au sein des entreprises grâce à ces partenariats, le secteur de la formation compte développer la formation par apprentissage tel qu'il est pratiqué dans certains pays développés, c'est-à-dire un apprentissage sur le poste de travail. «Nous nous sommes depuis des années démarqués de l'assistanat en demandant à nos partenaires de défendre leurs intérêts comme nous défendons le notre dans le cadre de la formation», estime Mohamed Mebarki évoquant le travail qui est en train de se faire avec des entreprises leaders pour dédier totalement des centres de formation à des spécialités qui font l'essentiel du bassin industriel ou économique d'une région.C'est le cas d'Oran pour l'automobile mais le ministre cite également le partenariat avec Schneider France (spécialiste mondiale de la gestion électrique), une société leader dans son domaine, qui a fait ses preuves en Algérie et qui a tout intérêt elle aussi à développer localement les compétences des ouvriers, des techniciens et des techniciens supérieurs. En résumé, explique-t-il, «L'Algérie est en train de redéfinir sa politique économique elle compte premièrement sur la production nationale, deuxièmement sur l'investissement étranger ou national et troisièmement sur la formation d'experts et de ressources humaines nationales qualifiées capables d'assurer le transfert technologique et d'accompagner le développement économique et social de notre pays.»
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