
Les ouvriers de l'unité de l'ex-ENASucre, reprise par le Groupe Berrahal d'Oran, ont entamé une marche sur Aïn Defla, hier, dans l'espoir de faire entendre et aboutir leurs revendications, leur usine ayant été fermée depuis le début de l'année en cours et tout le personnel mis au chômage technique durant deux périodes successives, selon les informations que nous avons recueillies auprès des concernés.Selon ces sources, tout le personnel avait été mis au chômage technique sous le prétexte de «remise à niveau et de rénovation des équipements, une fois les travaux effectués», leur avait-il été proposé. Comme leur avait été promis le redémarrage de l'usine avec la reprise de tout le personnel. Selon le collectif de la cellule syndicale, de période en période trimestrielle, aucune opération de rénovation de l'usine n'a encore été entamée à ce jour.Pire, nous a-t-on affirmé, le salaire du mois d'août leur a été versé avec du retard et amputé de 3?000'dA sans aucune justification. «Nous n'avons pu, pour nombre d'entre nous, scolariser nos enfants parce que nous n'arrivons pas à subvenir à leurs besoins avec un salaire de 17?000'dA par mois», nous a-t-on déclaré lors du rassemblement tenu à l'entrée de l'usine, dont l'accès leur a été interdit alors qu'ils voulaient prendre attache avec le directeur, dimanche en début de matinée.Nous avons pu apprendre qu'en insistant, un groupe a pu avoir une entrevue avec le premier responsable de l'usine.En guise de réponse, nous ont-ils déclaré, le directeur leur a fait savoir qu'il ne pouvait rien faire pour eux et qu'il n'était pas dans ses compétences de prendre en charge leurs doléances.Certains d'entre eux, accusateurs du groupe Berrahal, nous ont déclaré : «Le groupe Berrahal a ourdi cette affaire pour soutirer des crédits, crédits qui n'ont pas servi à mettre à niveau notre usine mais d'achever celle qu'il a réalisée à Oran, ce n'était donc qu'un subterfuge.» Le collectif en appelle aux plus hautes autorités du pays et sollicite l'ouverture d'une enquête officielle.Face à la fin de non-recevoir du collectif des travailleurs, puisque l'entrevue a été un échec pur et dur, les 180 ouvriers ont entrepris une marche de 20 km afin de se rendre au siège de la Wilaya pour se faire entendre et demander au wali d'intervenir auprès des ministères concernés pour rappeler au principal actionnaire du groupe que les engagements contractés doivent être honorés et appliqués.Certains se sontinterrogés : «Le groupe Berrahal serait-il au-dessus des lois '»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim O
Source : www.lesoirdalgerie.com