Oran - Revue de Presse

Sidi Bel Abbès: La saignée continue



A Sidi Bel Abbès, la résignation des petites bourses continue, et aucun vrai indice ne nous renseigne sur un début d'amélioration. Rien à l'horizon, sommes-nous tentés de le mentionner comme premier constat. La flambée des prix des fruits et légumes s'est prolongée avec un petit soulagement pour quelques produits durant la dernière semaine du ramadhan où d'autres ont connu l'ascenseur et encore moins disponibles la veille de l'Aïd Es-Seghir qui a coïncidé avec la rentrée scolaire qui est synonyme d'autres charges pour les familles qui n'ont pas d'autres solutions de rechange que de s'exécuter à tous les desiderata et autres exigences inconditionnelles, frais scolaires de solidarité, achat de manuels scolaires, livres, cahiers dont les montants donnent la chair de poule. En effet, les différents marchés de la ville n'ont pas à ce jour connu la régulation et n'ont pas renoué avec l'affluence du mois de ramadhan, certains bouchers et légumiers ont même pris un congé spécial en fermant leurs kiosques. Ils n'étaient pas les seuls, des restaurants, boulangeries ont dû observer la même situation par une fermeture pénalisante, surtout pour ceux qui travaillent en ville, venant de l'extérieur du chef-lieu ou même résidant dans certains quartiers de la périphérie et n'ont pas le temps pour faire la navette supplémentaire, ou peut être par souci d'économie, ont besoin de demeurer près de leur lieu d'exercice et par ricochet de manger en ces lieux fermés à leur nez. Les commerçants ne cherchent pas midi quatorze heures, ils sont là pour écouler leurs marchandises et ils sont persuadés qu'il y a des preneurs et ne sont nullement disponibles à présenter la moindre explication pour expliquer toutes ces carences, ni le maintien de cette hausse des prix en général. Dans les faits, les petites bourses continuent de se résigner. La tomate, qui est un des légumes incontournables dans tout ce qui est considéré par les ménagères et cuisiniers comme ragoût, n'a pas chuté sous la barre de 60 dinars, et ce, malgré sa disponibilité, qui n'est qu'un leurre car l'OPA réalisée sur le marché du gros n'est aussi qu'un épouvantail qui s'exhibe, voire et qui est évoqué en guise d'arguments fallacieux pour cacher le soleil avec un tamis. A dire vrai, à Sidi Bel Abbès, l'on n'est pas sorti de l'auberge, même les liquidités pour les maigres et autres pensions, retrait à vue ont dû manquer tout récemment à la poste. Les petits orages qui se sont abattus sur la ville et la région ont fait ressortir plus d'une incohérence urbanistique, des malfaçons criardes d'une lignée de maçons promus entrepreneurs et tous leurs complices à plusieurs niveaux. Tout cela sous couvert d'une réhabilitation et autres actions de développement. Les querelles intestines émanant de plusieurs coins et autres montées sur le créneau, ainsi que tous les dysfonctionnements n'intéressent plus les citoyens (es) qui savent séparer le grain de l'ivraie, pour adopter un profil qui leur sied le mieux, se résigner en attendant des jours meilleurs, d'éventuels changements radicaux pour mettre fin à cette longue résignation.


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