Oran - Revue de Presse

Ses services devront, tous, ouvrir le 1er Novembre prochain



L’EHUO sera géré en partenariat avec les Canadiens «L’Etablissement hospitalo-universitaire d’Oran, 1er Novembre 1954, ouvrira ses portes justement le 1er novembre prochain avec l’ensemble de ses services et sera géré pour une période de cinq ans en partenariat avec l’université canadienne de Montréal pour des soins hautement spécialisés». C’est ce qu’a annoncé, hier, à l’hémicycle, le directeur de la Santé et de la Population de la wilaya d’Oran, Abdelkader Kessat, lors de la deuxième et dernière journée qui a clos les travaux de la troisième session de l’APW d’Oran. Au-delà des réserves de forme qui ont été faites au sujet de ce nouvel hôpital qui a coûté plus de 1500 milliards de centimes, comme le rappellera l’intervenant, «l’essentiel est qu’aujourd’hui, l’on est arrivé à ce résultat, celui de l’ouverture prochaine de tous ses services. Nous avons reçu, le 31 août, une mission du Canada avec qui il a été négocié un contrat de management général, y compris celui des ressources humaines, pour une durée de 5 ans renouvelable. Le contrat qui sera ficelé avec la direction générale de l’EHU porte également sur la prise en charge des spécialistes». Un problème subsiste cependant: celui des ressources humaines, y compris celui des paramédicaux, mais le plus réconfortant, retient-il, est que «l’EHS dispose de tous les moyens techniques et de financement nécessaires qui lui permettent de fonctionner normalement. Mieux, il peut recruter qui il veut, sans passer par les fourches caudines de la Fonction publique». Une réserve de fonds néanmoins: «La climatisation des blocs opératoires pour laquelle nous venons de lancer un avis d’appel d’offres.» Pour le reste, ajoutera-t-il, la préoccupation majeure demeure la garde et les véhicules tel qu’énoncé dans le rapport de la commission des affaires sociales et culturelles de l’APW et le SAMU. Ainsi, le directeur de la Santé et de la Population a rassuré les élus locaux d’une dotation de 8 véhicules, en plus de 9 autres affectés aux polycliniques. Mieux, ajoutera-t-il, «le programme prévoit pour l’année prochaine l’acquisition de 20 véhicules pour renforcer les structures de santé démunies, en plus de 3 SAMU, dont un pour l’EHU 1er Novembre, et le second pour l’hôpital d’El Mohgoun.» Toutefois, le CHUO, qui occupe une place prédominante en tant que noyau central de la wilaya, a focalisé tous les débats sur lui. Une structure qui, il faut le dire, connaît, outre des dysfonctionnements, d’autres contraintes, dont la structure des urgences médicochirurgicales qui croule sous le nombre important des patients. Une structure qui nécessite, outre une mobilisation mentale et certaines conditions optimales de travail, une mise à niveau au même titre que d’autres pavillons, comme ceux de la Médecine interne, de la Gastro ou encore de l’Epidémiologie, qui présentent une image inacceptable. « Une honte pour la santé à Oran !», lancera un intervenant outré. «Ils sont tous pris en charge dans le cadre d’une programmation», assure le directeur de la Santé qui dévoile également l’existence d’un budget de 4 milliards de centimes pour la réhabilitation de la clinique des Planteurs et un projet d’extension de l’hôpital d’el Mohgoun, l’injection de 27 milliards de centimes pour l’EHS ophtalmologique et l’inscription d’un nouveau pavillon pour l’EHS de Sidi Chami, ainsi que la réalisation d’une nouvelle structure médicale pour femmes ménopausées. Sans oublier d’autres programmes d’équipements comme réponses aux problèmes énoncés. Pour revenir au sujet des UMC du CHUO, une recommandation a été faite pour trouver un terrain d’assiette pour ériger un nouvel hôpital uniquement pour les urgences, évacuant d’emblée nombre de propositions faites si l’on considère que son extension vers la garnison pose d’autres contraintes techniques pour sa réalisation. En matière d’équipements, il a été proposé la généralisation du scanner à travers les structures de santé pour éviter les pannes fréquentes. «Des pannes qui sont provoquées le plus souvent par des mains criminelles», comme l’a laissé entendre le directeur de la Santé, pointant du doigt ceux qui travaillent pour ceux qui sont installés hors du CHUO. La réhabilitation des polycliniques demeure également un défi pour les responsables de la santé qui avancent que toutes ces structures seront dotées de kits de labos, de tous les équipements nécessaires et de gardes médicales. Néanmoins, les problèmes de pratiques quotidiennes subsistent, comme le laisser-aller, le laisser-faire, enfin d’autres maux en rapport avec l’éthique, la gestion des infrastructures sanitaires, leur maintenance... Il faut dire que les 23 recommandations des élus ont été prises en considération comme le fera remarquer le wali d’Oran, Tahar Sekrane, qui a salué les efforts entrepris par les différents gestionnaires afin que les malades puissent être pris en charge, notamment l’ouverture prochaine de l’EHU 1er Novembre, avant d’ajouter en guise d’allégorie que «le secteur de la santé à Oran commence à sortir du tunnel. Avant, il y avait un cahier de réserves au sujet du secteur de la santé, aujourd’hui, il y a seulement une demi-page de réserves. Il y a des problèmes d’eau, de manque de générateurs, de groupes électrogènes et autres renouvellements d’équipements». Comme quoi, «la réalité d’aujourd’hui est moins choquante que celle d’hier», comme a tenu à témoigner le président du conseil scientifique, le professeur Boubekeur, qui a projeté un film de 30 minutes, sur le CHUO d’Oran, à l’hémicycle. Safi Z.
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