Oran - Revue de Presse

Ses locaux étant trop exigus



Le service des maladies respiratoires étouffe Le pavillon des maladies respiratoires du CHU d’Oran étouffe au même titre que les innombrables malades qui le fréquentent. Les locaux étant trop exigus pour répondre à la forte demande, de nombreux patients pour lesquels il n’y a pas suffisamment de lits, étalent, à même le sol, leur literie.Sur place, l’atmosphère est tout simplement exécrable en raison de la présence d’ordures et de l’émanation d’odeurs nauséabondes. A décharge, on note que le nombre de femmes de ménage affectées à ce pavillon est bien en deçà des besoins réels. Approchés, certains des personnels ont déclaré craindre pour leur santé, du fait qu’ils ne sont pas dotés de moyens de protection contre le risque de contamination, notamment contre la tuberculose. L’un d’eux assure que les travailleurs doivent acheter eux-mêmes et avec leurs propres ressources, les doses de vaccins auxquels ils doivent se soumettre trois fois par an. On signale aussi que des patients asthmatiques séjournent dans les mêmes salles que des tuberculeux d’où l’aggravation des risques de contamination entre malades et personnels. N’ayant pas fait l’objet de travaux d’entretient, de réparations ou de peinture, les lieux se trouvent dans un état désastreux. Avec des murs lézardés, sales et travaillés par l’humidité, les locaux offrent une image hideuse qui influe négativement sur le mental des patients. Nos interlocuteurs, que cette situation inquiète au plus haut point, assurent que cela fait longtemps que les équipements n’ont pas été renouvelés et que les derniers bouleversements atmosphériques ont drainé vers le pavillon de très nombreuses personnes souffrant de maladies respiratoires. Ils assurent aussi que le service reçoit, quotidiennement, une moyenne de 80 patients dont certains reçoivent les premiers soins, alors que les autres sont pris en charge. Pour expliquer la forte pression à laquelle est constamment exposé ce service, nos sources citent les très nombreux malades en provenance des autres communes, Gdyel, Arzew et Es-sénia notamment. Egalement sollicités, des malades nous ont déclaré que le service n’étant pas doté de «radio», ils ont payé aux cliniques privées d’importantes sommes d’argent pour des clichés télé-thorax. Samia Dj. et N.M.
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