Plusieurs citoyens se sont plaints «que pour obtenir un document de
l'état civil, il faille payer et acheter ce service qui normalement est
gratuit».
En effet, disent-ils, «des personnes se proposent de faire les démarches
nécessaires à notre place, et nous éviter ainsi les bousculades des guichets
pour l'opération de retrait d'une pièce administrative quelconque du service de
l'état civil, contre la somme de 200 dinars non négociable».
Ainsi, selon un citoyen rencontré
près de l'état civil, «j'ai dû glisser un billet de 200 dinars pour avoir un
bulletin de naissance de mon père». Une autre personne d'un certain âge,
habitant un quartier populaire de la ville, qui a eu recours au même procédé,
nous explique la démarche qu'il a suivie en la matière. «Il s'agissait de payer
200 DA pour obtenir facilement un certificat de décès ou de mariage, etc.»
Cependant qu'une troisième personne nous avoue que, pour son cas, «loin d'être
analphabète, elle a préféré recourir à cette formule juste pour éviter,
précise-t-elle, de faire la chaîne, qui comptait pas mal de monde ce jour-là».
Le président de la commission de
la réglementation et de l'état civil, M. Benlecheb, questionné sur ce problème,
réfutera complètement et absolument le phénomène. Ainsi, affirme-t-il, «cela
fait maintenant au moins deux ans que des informations de ce genre ont circulé
et que la chose a été tout de suite prise en charge par le déclenchement d'une
enquête interne et en même temps par l'alerte de la police, dont le résultat de
l'enquête a été négatif». Toutefois, confie-t-il, «quelques employés sur
lesquels pesaient des soupçons ont été mutés ailleurs et ce, sans que pour
autant nous ayons eu contre eux la moindre preuve ou semblant de preuve, la
mesure était de caractère préventif et prudentielle». Selon lui, ses services
continueront à traîner les casseroles d'une réputation peu glorieuse, d'une
bureaucratie à tout écrin, et ce malgré les améliorations, dont ils peuvent se
faire prévaloir et qui ne manquent pas. Et de citer à titre d'exemple le
traitement des jugements de justice, qui sont délivrés actuellement en 24
heures, contre des semaines et des mois auparavant.
«Mais, je pense que les citoyens
se réconcilieront avec leur état civil de façon significative, une fois que
l'informatisation des services sera effective et entière. Objectif qui sera une
réalité palpable en 2013. D'ici cet horizon, nos services pourront s'insérer
avantageusement, puisqu'ils peuvent se prévaloir d'ores et déjà de
l'informatisation d'une bonne partie des services de l'état civil». Ainsi,
précise-t-il, l'informatisation des actes de naissance est déjà une réalité
pour la période de 1920 à 2009, alors que pour les certificats de décès, ils le
sont pour la tranche de 1999 à 2007 et enfin la numérisation des actes de
mariage concerne les unions contractées de 1971 à 2009.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com