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Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique: L'importance du Processus d'Oran soulignée



Les travaux du 11e Séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique se sont achevés hier lundi à Oran. La deuxième et dernière journée de cette 11ème édition a porté sur d'autres questions en relation avec le thème central de la coordination entre le Conseil de paix et de sécurité africain et les Etats africains membres du Conseil de sécurité des Nations Unies (groupe A3 ) en vue de la mise en œuvre de l'agenda africain au sein des deux conseils.

Une synthèse de la réunion ministérielle des Etats africains membres du Conseil de sécurité des Nations Unies (groupe A3 ) a été également présentée, ainsi qu'une intervention sur le mécanisme de coordination entre le Conseil de paix et de sécurité africain et les membres africains du Conseil de sécurité des Nations Unies. De plus, un guide sur les mécanismes d'interaction entre ces deux entités, connu sous le nom de « Processus d'Oran », a été exposé.

Lors de la première journée du Processus d'Oran 2024, deux sessions à huis clos ont été consacrées aux thèmes suivants : « Renforcer les capacités intégrées de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent en Afrique » et « Mise en œuvre du Pacte pour l'avenir : Focus sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies et actualisation de la mise en œuvre de la résolution 2719 (2023) du Conseil de sécurité des Nations Unies ». Cette conférence a été tenue en présence du ministre d'Etat algérien ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, ainsi que de la secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères chargée des Affaires africaines, Selma Bekhta Mansouri. Y étaient également présents les membres du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, les membres africains actuels, nouveaux et sortants du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que la République coopérative du Guyana, représentant l'Amérique latine et les Caraïbes dans le cadre de l'A3 1. La Commission de l'Union africaine, les Nations Unies, les amis de la conférence et ses partenaires y ont également pris part.

Série d'entretiens de Attaf

Durant les deux journées de cette 11ème édition du Séminaire de haut rang sur la paix et la sécurité en Afrique, le chef de la diplomatie algérienne a eu une intense activité en marge des séances plénières, avec notamment plusieurs discussions en tête-à-tête avec ses homologues africains ainsi que des représentants de hautes instances de l'Union africaine. En effet, Ahmed Attaf s'est entretenu avec, entre autres, les ministres des Affaires étrangères de Djibouti, de Namibie, d'Ouganda et de la Somalie. Il a également échangé avec le commissaire de l'Union africaine aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité, Bankole Adeoye, ainsi qu'avec le secrétaire général-adjoint des Nations-Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix. Le ministre des Affaires étrangères a eu également une conversation en tête-à-tête avec le haut représentant de l'Union africaine pour l'initiative « Faire taire les armes » et président du haut Panel de l'UA chargé du dossier du Soudan, Mohamed Ibn Shambas. Lors de leur entretien, Ahmed Attaf et son homologue djiboutien, Mahmoud Ali Youssouf, qui préside cette année les travaux de la conférence, ont mis en avant l'importance du Processus d'Oran, initié par l'Algérie en 2013 pour promouvoir une approche multilatérale et inclusive dans la résolution des conflits, la lutte contre le terrorisme, l'instauration d'une paix durable et la mise en œuvre de programmes de développement. Avec son homologue namibien, Peya Mushelenga, le chef de la diplomatie algérienne a passé en revue l'état et les perspectives des relations bilatérales «distinguées» tout en examinant les voies et moyens de les hisser au niveau des attentes des deux peuples. Ils se sont mis d'accord pour la tenue de la prochaine session de la commission gouvernementale mixte «dans les plus brefs délais». Avec son homologue ougandais, Odongo Jeje Abubakar, le ministre algérien des Affaires étrangères a évoqué la tenue de la prochaine session de la Commission mixte au cours du premier semestre de 2025. Dans une déclaration à la presse, Odongo Jeje Abubakar, a souligné toute l'importance que représente le Processus d'Oran pour l'Afrique. De son côté, le Commissaire de l'Union africaine aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité, Bankole Adeoye, a souligné, à la fin de son entretien avec Ahmed Attaf, l'appui essentiel apporté par l'Algérie aux institutions africaines, notamment en ce qui concerne les efforts de paix et la lutte contre le terrorisme, estimant que les pays africains peuvent tirer de précieux enseignements de l'expérience algérienne dans ce domaine.


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