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Secteur de la santé Fuite de gaz au CHU Oran



Secteur de la santé                                    Fuite de gaz au CHU Oran
Les malades se retrouvent, en ce mois de décembre, sans chauffage, et cela au niveau de plusieurs pavillons.
Le drame de Tlemcen, qui a coûté la vie à 8 jeunes gens et en blessant grièvement une trentaine d'autres il y a à peine quelques mois, ne servirait-il à rien aujourd'hui encore ' C'est par cette interrogation que des membres du personnel du CHUO nous ont alertés ainsi que des parents de malades hospitalisés.
Et pour cause, l'alerte a été donnée en quelque sorte lorsque l'alimentation au gaz a été coupée tout simplement, suite à la découverte par des agents de Sonelgaz d'installations défectueuses très dangereuses au niveau de plusieurs services. Mais cette mesure salutaire de couper l'alimentation n'a guère fait réagir les responsables du CHUO, qui ont laissé pendant plusieurs jours la situation en l'état, les malades se retrouvant, en ce mois de décembre, sans chauffage, et cela au niveau de plusieurs pavillons.
Un responsable de service, qui préfère garder l'anonymat, nous confiera : 'Nous travaillons depuis des semaines avec les manteaux dans nos bureaux, alors imaginez la situation des malades hospitalisés la nuit !"
Plus grave, en contradiction avec les recommandations de Sonelgaz, des réparations à la hâte avaient été effectuées pour permettre aux cuisines de fonctionner.
Et comme toujours en pareille circonstance, il a fallu que les langues se délient, que des parents de malades se plaignent à l'extérieur, que des médecins se révoltent, pour qu'enfin une première réaction arrive de la part des gestionnaires, et toujours en urgence. Ainsi, ces dernières 48h, des travaux de réparation au niveau des installations et branchements à l'intérieur des services, comme le pavillon 5 ou encore la maternité, sont effectivement entrepris pour rétablir progressivement le gaz, et donc le chauffage. D'aucuns estiment que cela n'est pas suffisant et du coup pointent le doigt sur l'ensemble de la gestion du secteur de la santé à Oran qui ne cesse de se dégrader. 'À chaque visite ministérielle, on s'agite pour aller voir les nouveaux chantiers et nous bourrer le crâne avec des chiffres : 'On a réalisé, on a construit, on a acheté, etc.' Mais la réalité de la santé ce n'est pas cela, c'est la mienne, en tant que médecin, je dois faire face quotidiennement aux pénuries de médicaments, de réactifs, aux pannes des équipements et je dois rassurer et soigner les malades", nous explique avec colère un médecin syndiqué. Quelle autre preuve de cette déliquescence que la dernière missive du personnel du centre anti-cancereux de Messerghine, qui lançait récemment un SOS en expliquant que les pannes des équipements de radiothérapie les obligeaient à fixer des rendez-vous pour 2014 à des patients luttant contre le cancer. Une déliquescence de la santé qui achève bien les malades.
D. L
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