Rien ne sert de
courir, il faut partir à point. (devise)
Ces derniers
temps, des chefs de famille ne cessent de se bousculer a l'intérieur les
bazars, vendant différentes victuailles, et auprès des gares routières
grouillantes de gens manifestement énervés au cours de la matinée et, après la
rupture du jeûne, se retrouvent épuisés et résignés voire regrettent, pour une
partie d'entre eux , les dépenses et disputes du jour; tandis que les autres
peuples, en particulier les jeunes gens, affichent ave force leur volonté,
depuis le début de l'année 2011, de changer l'état des choses en vue d'aller
vers plus de vitalité et liberté, sérénité et progrès. Chez-nous, une frange
importante de la population Algérienne ne semble nullement s'intéresser, malgré
les louables efforts déployés dans ce sens, a son présent encore moins au
devenir des générations d'avenir du fait, nous semble-t-il, des nombreux tracas
existentiels durant tout le temps et notamment pendant le mois du carême aux
innombrables achats d'aliments de plus en plus insupportables malgré les
récentes augmentations des salaires et la réglementation commerciale. En effet,
les choses ne cessent de se bousculer dans le domaine du commerce. Donc, la
majorité de la population rencontre des difficultés et, de ce fait, ne puisse
s'informer d'une façon concise et adéquate autour de ce qui est en train de se
passer, actuellement, au plan interne mise a part les actes de la gouvernance
et ceux terroristes, encore moins pouvoir apporter des commentaires judicieux
et analyser, en profondeur, ce qui se passe dans le voisinage et, a partir de
la, dans l'ensemble du monde arabe en train de se bousculer autour d'autres
raisons existentielles, comme par exemple en Syrie, dont nous avons d'anciens
liens intimes , a la merci d'une dictature sanguinaire, unique en son genre, en
train de décimer la population syrienne.
Pourtant, nous
semble-t-il, cette indigence informative voire culturelle, sournoisement
initiée auprès de la majorité des pays arabes, n'est pas due uniquement au
manque du temps encore moins aux informations terrorisantes escamotant celles
de fond. Elle serait plus profonde que nous ne l'imaginions. En effet, a titre
illustratif, comment expliquer ces bousculades et les empoignades entre des
militants d'un parti politique qui s'est autoproclamé dévolutaire des principes
de celui qui a libéré le pays ? Qu'on ne nous dise surtout pas que c'est de la
démocratie responsable. En aucun cas. En revanche, une bonne partie de la
jeunesse Algérienne exprime autrement ses aspirations et ce, par le biais,
entre autres, des sous-entendus exemplaires intelligemment formulés en chansons
tantôt larmoyantes et révoltées, tantôt extasiées et béates, tandis que
d'autres jeunes sont plutôt attirés, par les multiples jeux instructifs et
virils tels ceux fournis grâce aux nouvelles technologies de l'information et
communication, et, bien entendu, les plaisirs du football associant violence
physique et la hargne de vaincre et ,donc, de réussir, leur semblent-ils, a
surmonter toutes les adversités de la vie qui se dressent devant eux et leurs
parents de plus en plis déprimés
A propos de
soucis, la hausse des prix au cours de la première semaine de chaque mois du
carême, dénote clairement l'impuissance des pouvoirs publics d'avoir des idées
en vue de réguler, dans les faits et la durée, le marché dans son ensemble et,
surtout, de savoir localiser les causes qui, a la longue, pourraient se
transformer en effets désastreux. La petite étincelle est la mère des grands
incendies ! En outre, l'oubli est le poison de la vitalité de la mémoire des
peuples en voie de reconstitution identitaire et de développement. En notre
époque, les événements se succèdent et se bousculent rapidement, autour de nous,
paralysants quelques peuples devenus oublieux voire hagards et perdus devant
les innombrables enjeux et défis de l'heure Samedi passé, coïncidant avec le
XII é anniversaire de l'intronisation du roi Mohamed VI, des signes
encourageants ont été enregistrés, sous forme d'amabilités, antre le président
Algérien et le roi du Maroc se félicitant mutuellement du niveau des relations
entretenues ces derniers temps. L'acte concret de la semaine, dans ce sens, est
défini à l'accort gazier entre l'Algérie et le Maroc. L'essentiel, s'est de ne
pas confondre les idées généreuses aux sentiments nostalgiques. En tout cas,
heureux carême et bonne Hrira, chauffée au gaz
Algérien, a nos frères marocains Décidemment, les révolutions en cours, dans le
monde arabe, donnent des idées aux actuels gouvernants maghrébins pour qu'ils
puissent se presser, d'une manière sereine et réfléchie, espère-t-on, afin de
resserrer les rangs dans une ambiance qui nous fait rappeler les bons souvenir
de jeunesse
L'UNION DU
MAGHREB ENTRE LES BOUSCULADES D'HIER ET LES ASPIRAtIONS
DES JEUNES GENERATIONS D'AUJOURD'HUI
A ce propos, nous
rappelons l'extrait de notre article, intitulé « ça sent le brûlé », paru au
Quotidien d'Oran du 24 février 2011, anticipant le rapprochement, entre le
Maroc et l'Algérie, à la lumière des bouleversements en cours dans le monde
arabe et notamment au sein du Maghreb. Nous mentionnons ce qui suit : « Il
serait utile de noter que la création, depuis plus de 20 ans, de l'Union pour
le Maghreb Arabe, entre autres machins alibis des pouvoirs dictatoriaux, est
intervenue dans un contexte particulier. Chaque dirigeant avait ses visées.
Celui du Maroc pour son affaire au Sahara occidental, entraînant dans son
sillage l'Algérie victime des manigances, internes et externes, et les luttes
claniques qui ont abouti au 5 octobre 1988, la Tunisie avec son nouveau
président maffiosi gagnant sur tous les plans dans cette entreprise, la Libye dont son président
avait d'autres visées du genre Néron, et enfin la Mauritanie en
instabilité cyclique. Cette union aurait servie au moins a une chose : L'inter
communicabilité des espoirs révolutionnaires. Brièvement, le Maghreb se dirige
dorénavant en deux axes.
Le premier est : Tunisie-Lybie-Egypte. Le second : Algérie-Maroc-Mauritanie.
Le premier, pour réussir, serait en face des impacts de la situation générée
par la révolution sanglante en Libye et qui pourrait durer longtemps. Le second
moins « remuant », néanmoins il a un abcès en son centre névralgique
susceptible de provoquer les incontrôlables démangeaisons. Il s'agit du Sahara
occidental.
Cependant, les
dernières manifestations de la jeunesse, au Maroc et en Algérie, revendiquent
de nouvelles approches de gouvernance. Cela est notable pour la jeunesse
marocaine, aiguillonnée sciemment par les stratèges du Maghzen rajeuni,
aspirant instaurer une nouvelle monarchie du genre parlementaire ou le roi ne
représenterait que des symboles et que le pouvoir réel appartiendrait aux
forces politiques élues par le peuple. Aux premiers signes clignotants dans ce
sens, nous y reviendrons plus en détail. En attendons, prions pour le salut de
la jeunesse Libyenne » Fin de citations.
Le temps a
démontré, nos craintes en qui concerne la jeunesse Libyenne d'une part et,
d'autre part, les plausibles visées unionistes se dessinant subrepticement du
fait des calculs des uns et des autres sans pour autant qu'elles aillent plus
loin du fait des respectives priorités et les suprématies géostratégiques ainsi
que les craintes des lendemains comme, justement, ce qui est arrivé en Tunisie,
Libye,… crayonnant dés a présent les futurs bouleversements au prix d'une
scission territoriale en deux parties est et ouest. En attendant, d'après le
fils du guide, le combat se poursuivra notamment après le départ… du NATO
jusqu'à la libération totale de la Libye. Pourquoi pas maintenant ?
En politique,
notamment en temps de guerre, il est impératif d'avoir une mémoire d'éléphant.
A ce propos, la mort controversée de l'ancien compagnon du guide libyen depuis
plus de 40 ans, devenu (par quel subterfuge ?) le commandant en chef
parachutiste (il aimait s'accoutrer comme un officier supérieur italien des
années 1930) des forces militaires de la révolution libyenne, s'inscrit d'après
notre point de vue dans la nouvelle stratégie du NATO notamment la France et ses services
secrets. En milieu de semaine, elle a remis la somme de prés 160 millions de
dollars, déposés dans ses banques par le régime d'El jamahitia,
au Conseil de la révolution libyenne
A propos de
mémoire, dés le début des bombardements du NATO, le défunt Abdel Fatah Younés, a vivement et vertement critiqué publiquement, via
les grandes chaînes télévisuelles mondiales, ledit NATO qu'il avait comparé,
selon les propos de ce rallié, a un tedj (une
couronne) installée au dessus la tété de la révolution sans que celle-ci n'en
ressent le moindre apport des bombardements aériens.
En effet, les
jeunes révolutionnaires libyens recevaient constamment des instructions, de ce
Abdel Fatah Younés, à ce qu'ils progressent d'un
mètre puis une autre injonction les obliger à reculer de deux mètres (kar oua far). Une stratégie
autodestructive !
En d'autres
termes, une chasse aux pigeons domestiqués à la merci des redoutables brigades
de la mort du guide libyen. Cela a duré prés de six mois et, donc, donner des
idées et espoirs au guide de Tripoli ainsi qu'a ses supporters. Jusqu'à que le
pot aux roses soit découvert la semaine passée .Ce peut-être le pot de la ciguë
(plante toxique) pour la famille régnante en Libye. Comme du temps des
intrigues de Cléopâtre (61-30 Av J.C.) ; et Messaline (25-40 Ap JC.), avec les chefs des virils et redoutables
centurions légionnaires romains qui ont éliminé, en silence, des tribus
entières et dévasté la terre en Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte, Syrie,
etc.
NOS SILENCES NOUS
ONT PLACE AU RANG DE LA
CONNIVENCE
A la veille du premier jour du ramadan, un
carnage a été commis dans le village de Hama en Syrie. En un jour, plus de 100
assassinés et autant de mutilés et emprisonnés voire plus Vendredi, des jeunes
manifestants dans toute la Syrie
meurtrie ont crié leur colère a l'intention des pays arabes frères et du Monde
: « vos silences nous assassinent » ont-ils adjuré les jeunes révoltés contre
un régime, le plus infect du monde arabe, digne héritier des coupeurs de têtes
du genre Hadjadj Ben Youssef entouré de ses
semblables le louant avec leurs poésies macabres. En effet, le parti Baath
puise son arrogance d'une culture d'impunité (a l'image de celle d'Israël) qui
avait divisé les peuples arabes en tribus rivales et sectes assassines.
A ce propos, les
premiers jours du carême, perçu par la religion musulmane comme celui de la
miséricorde, n'a pas empêché le régime syrien de tuer ! Il n'est pas exagéré de
dire que la réussite de la révolution, du peuple Syrien, grossissant chaque
jour, aurait un impact considérable chez tous les pays arabes et musulmans.
Plus que celles de Tunisie, Egypte…
Israël et ses
officines externes le savent et surveillent de prés et, peut-être, qu'elles
prévoient déjà les retombées en Iran et, donc, le, Hezbollah. C'est dans ce
sens que ses stratégies souhaitent : « il vaut mieux avoir affaire au diable
(le régime Syrien) qu'a une inconnue (la révolution). C'est tout dit en une
seule phrase.
En d'autres
termes, le Baath est un diablotin qui amuse Israël durant un demi-siècle. Le
Golan en témoigne ! Ensuite, l'ensemble du monde arabe notamment l'Arabie
Saoudite profondément inquiétée par tant de chamboulements autour d'elle,
l'Europe de l'ouest et la
Russie, la
Chine…, et surtout les USA.
Le régime syrien
le sait. Il est en train d'en profiter au maximum. A moins qu'il ne soit
fragilisé, petit à petit, sans qu'il sache, par la volonté du peuple Syrien et
ses élites, interne et externe, les plus éveillées du monde arabe certes mais
dispersées sciemment par le régime syrien. Entre-temps, les silences des
gouvernants arabes se cachent derrière le peuple syrien frère (comprendre la
soi-disant solidarité fraternelle avec le régime syrien) d'exprimer librement
sa volonté. Il est en train de le faire depuis six mois. Alors ? Alors il crie
: Votre silence nous tue. Ecoutons-le enfin ! L'Histoire, en marche, l'a déjà
fait. C'est ça l'essentiel. Le reste suivra petit à petit, d'une manière ou
d'une autre. Forcément !!!
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Brahimi
Source : www.lequotidien-oran.com