Après les malheureuses expériences des élections pluralistes de 1991, disputées selon le mode de scrutin uninominal à deux tours, avec les résultats que l'ont sait, la loi électorale avait été modifiée de façon justement à éviter l'émergence d'une majorité hégémonique.
Elle est remplacée par le système à la proportionnelle à un seul tour avec comme circonscription de base la wilaya. Chaque wilaya a un nombre de sièges déterminés en fonction de sa densité démographique. Les sièges se répartissant en fonction du nombre de voix obtenues par chacune des listes en compétition selon la règle du quotient électoral.
Les spécialistes considèrent ce système comme étant le plus démocratique, car il donne une photographie réelle du poids des différentes sensibilités politiques d'un pays. Mais, cela va à l'encontre de l'efficacité de la gouvernance puisque beaucoup de partis vont intégrer l'Assemblée nationale, portant ainsi atteinte à la cohésion de cette institution.
On ne peut pas dégager une majorité. Cela va forcer les alliances entre partis. 'S'il n'y a pas de majorité au Parlement, l'institution gouvernementale sera bloquée', a déclaré mercredi, à la Chaîne III de la Radio nationale, Bachir Yellès Chaouche, professeur en droit constitutionnel et doyen de la faculté de droit d'Oran, cité par TSA. Cet universitaire a cité, à juste titre, le cas de l'Italie, souvent en proie à une instabilité politique, en raison de l'absence d'une majorité parlementaire et donc la tenue d'élections législatives anticipées. Evoquant la révision constitutionnelle de 2008, il a indiqué que le chef de l'Etat appliquait son programme d'après les engagements qu'il avait faits avant son élection. 'Le Chef du gouvernement n'a plus de programme politique. Comment le Président pourra-t-il réaliser son programme s'il n'y a pas une majorité dégagée au Parlement ' Certains partis ne se sentiront pas obligés de se coaliser. Jusqu'à maintenant, cela a été géré d'une manière plus au moins autoritaire mais dans le futur, je ne suis pas sûr que ce système puisse donner des résultats efficaces quant à la gestion des affaires publiques. Le futur Parlement peut toujours refuser une loi'', a prévenu cet universitaire.
Le doyen de la faculté de droit d'Oran est revenu sur le prochain scrutin. 'C'est un scrutin de listes. Tous les candidats ne peuvent se présenter que sur une liste de partis ou d'indépendants. Il y a eu intégration d'un certain pourcentage de candidates sur la liste sous peine de nullité. Le calcul se fait selon le nombre d'électeurs et le nombre de votants. À partir de ce dernier, on calcule le nombre de suffrages exprimés correctement car il y a des électeurs qui mettent un bulletin nul ou une enveloppe vide dans les urnes. Pour faire la répartition, on doit faire le décompte des voix recueillies par chaque parti', a-t-il encore expliqué. Il a rappelé que les listes ayant recueilli moins de 5% seraient éliminées pour garantir une certaine représentativité.
R. N.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nationale
Source : www.liberte-algerie.com