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Scandaleux !



Scandaleux !
Des quantités impressionnantes de lait cru local sont jetés. Quelques laiteries du pays ont refusé le quota livré et ont vidé des citernes publiquement. Un gaspillage scandaleux qui a fait réagir le ministre de l'Agriculture en indiquant qu'une enquête sera diligentée pour connaître les raisons de ce grave comportement.Des quantités impressionnantes de lait cru local sont jetés. Quelques laiteries du pays ont refusé le quota livré et ont vidé des citernes publiquement. Un gaspillage scandaleux qui a fait réagir le ministre de l'Agriculture en indiquant qu'une enquête sera diligentée pour connaître les raisons de ce grave comportement.C'est une laiterie à Jijel et une autre à Chlef qui ont agi de la sorte. Elles ont refusé leur quota de lait cru en estimant que le produit local ne répond pas aux normes. Aucun des responsables de ces deux laiteries n'a souhaité parler mais des témoins dans les deux usines ont vu publiquement des citernes se vider volontairement et en plein public.Des images, relayées par les médias, qui ont fait réagir Sid-Ahmed Ferroukhi, ministre de l'Agriculture, qui a, selon ses dires, ordonné une enquête pour élucider ces agissements. Il faut dire qu'à ce niveau, cette façon d'agir est dénoncée par les producteurs locaux de lait qui se sont fixé un calendrier pour booster la production en lait cru.Pour l'Office national interprofessionnel du lait, les "besoins de la consommation locale sont de l'ordre de 3,2 milliards de litres par an". Mais la production locale qui reste insuffisante est compensée par l'importation de la poudre de lait.Les estimations donnent à 1 milliard de dollars ces importations qui ont notamment baissé au cours des premiers mois de cette année. De l'avis des producteurs, c'est la concurrence avec la poudre de lait qui oblige certains à ne pas privilégier le lait cru local reconstitué. Mais heureusement, ce ne sont pas toutes les laiteries qui font avancer leurs usines avec la poudre importée.L'Onil estime pour sa part que "d'un côté il y a beaucoup de lait reconstitué (à partir de la poudre) sur le marché et de l'autre côté il y a ce déficit de fourrage qui ne permet pas aux éleveurs de produire convenablement". Selon un des responsables de cet Office, "cette concurrence se traduit par le prix du litre de lait pasteurisé conditionné en sachet (LPC) fabriqué à partir de la poudre de lait et vendu à 25 DA et celui du lait de vache frais cédé entre 40 et 50 DA".Le même responsable avoue que "la poudre de lait est un mal nécessaire étant donné que l'Etat recourt à l'importation pour soutenir le pouvoir d'achat des citoyens à faible revenu".Cependant, les efforts de l'Etat ont traduit les premiers résultats de la baisse de la moitié de la poudre de lait, en encourageant les laiteries à prendre du lait cru à des prix fixés par décision de la tutelle. Pour encourager davantage le produit local, l'Etat veut s'attaquer au problème crucial de l'élevage et la collecte du lait cru.Les collecteurs de lait cru seront désormais soutenus. Ils recevront directement la contrepartie financière et une baisse de charges en honorant leur contrat. Sur chaque litre de lait collecté, le collecteur de lait approvisionne directement la laiterie avec une baisse sur les charges et les coûts de transport.De plus, la feuille de route tracée par le ministère de l'Agriculture est de dépasser les 3 millions de tonnes produites localement dont 70 % par le lait de vache et les 30 % restants provenant des brebis, chèvres et chameaux.C'est une laiterie à Jijel et une autre à Chlef qui ont agi de la sorte. Elles ont refusé leur quota de lait cru en estimant que le produit local ne répond pas aux normes. Aucun des responsables de ces deux laiteries n'a souhaité parler mais des témoins dans les deux usines ont vu publiquement des citernes se vider volontairement et en plein public.Des images, relayées par les médias, qui ont fait réagir Sid-Ahmed Ferroukhi, ministre de l'Agriculture, qui a, selon ses dires, ordonné une enquête pour élucider ces agissements. Il faut dire qu'à ce niveau, cette façon d'agir est dénoncée par les producteurs locaux de lait qui se sont fixé un calendrier pour booster la production en lait cru.Pour l'Office national interprofessionnel du lait, les "besoins de la consommation locale sont de l'ordre de 3,2 milliards de litres par an". Mais la production locale qui reste insuffisante est compensée par l'importation de la poudre de lait.Les estimations donnent à 1 milliard de dollars ces importations qui ont notamment baissé au cours des premiers mois de cette année. De l'avis des producteurs, c'est la concurrence avec la poudre de lait qui oblige certains à ne pas privilégier le lait cru local reconstitué. Mais heureusement, ce ne sont pas toutes les laiteries qui font avancer leurs usines avec la poudre importée.L'Onil estime pour sa part que "d'un côté il y a beaucoup de lait reconstitué (à partir de la poudre) sur le marché et de l'autre côté il y a ce déficit de fourrage qui ne permet pas aux éleveurs de produire convenablement". Selon un des responsables de cet Office, "cette concurrence se traduit par le prix du litre de lait pasteurisé conditionné en sachet (LPC) fabriqué à partir de la poudre de lait et vendu à 25 DA et celui du lait de vache frais cédé entre 40 et 50 DA".Le même responsable avoue que "la poudre de lait est un mal nécessaire étant donné que l'Etat recourt à l'importation pour soutenir le pouvoir d'achat des citoyens à faible revenu".Cependant, les efforts de l'Etat ont traduit les premiers résultats de la baisse de la moitié de la poudre de lait, en encourageant les laiteries à prendre du lait cru à des prix fixés par décision de la tutelle. Pour encourager davantage le produit local, l'Etat veut s'attaquer au problème crucial de l'élevage et la collecte du lait cru.Les collecteurs de lait cru seront désormais soutenus. Ils recevront directement la contrepartie financière et une baisse de charges en honorant leur contrat. Sur chaque litre de lait collecté, le collecteur de lait approvisionne directement la laiterie avec une baisse sur les charges et les coûts de transport.De plus, la feuille de route tracée par le ministère de l'Agriculture est de dépasser les 3 millions de tonnes produites localement dont 70 % par le lait de vache et les 30 % restants provenant des brebis, chèvres et chameaux.


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