Oran - Revue de Presse

Scandaleux !



La décomposition de l'Etat algérien se poursuit inexorablement. Plus aucun domaine n'échappe au phénomène. Les coupures de courant se renouvellent et prennent de l'ampleur à travers tout le territoire national ' du jamais vu depuis l'indépendance ', provoquant la colère et parfois des émeutes de citoyens qui se considèrent abandonnés par les pouvoirs publics.A juste titre, les Algériens s'estiment méprisés par leurs gouvernants. A part le PDG de Sonelgaz envoyé au charbon dans l'espoir d'apaiser les esprits, aucune autorité ne s'est manifestée pour donner une explication sur cette situation à la fois honteuse et scandaleuse, dans un pays pourtant grand producteur de pétrole et de gaz, un don de la nature très mal exploité. Dans un pays normal et qui se respecte, les responsables de ce qui est en train de se transformer en drame auraient été interpellés et, pourquoi pas, sanctionnés. En Algérie, tout le monde se tait et fuit ses responsabilités. Ceux que l'on appelle les « élus du peuple » font la politique de l'autruche en ignorant superbement les intérêts des citoyens. Embourgeoisés par des salaires faramineux gracieusement offerts par le pouvoir avec les deniers du peuple, ils savent renvoyer l'ascenseur en se taisant pour ne pas gêner la politique gouvernementale. Dans le cas présent, ceux qui sont en charge du dossier de l'énergie savent alors qu'ils peuvent agir à leur guise, n'ayant de comptes à rendre à personne et donc assurés de l'impunité.Le premier responsable des défaillances actuelles n'est autre que le ministre Chakib Khelil. Ramené des Etats-Unis pour être placé à la tête du département en question, il a mené une politique qui était loin de servir les intérêts de l'Algérie. C'est ainsi qu'il a ordonné au PDG de Sonelgaz de l'époque, Abdelkrim Benghanem, d'arrêter le programme de construction de centrales électriques parce que, avait-il affirmé, les firmes étrangères allaient venir investir dans le secteur. On attend toujours ces dernières.Pour avoir dénoncé cette décision contraire à tout acte de gestion, M. Benghanem s'est retrouvé rapidement limogé. Et celui qui devait être sanctionné ou poussé à la démission est toujours à son poste. C'est ce qu'on appelle la gouvernance à l'algérienne. L'Algérie a été mise à genoux malgré toutes ses potentialités. Toutes les institutions internationales la classent parmi les derniers de la classe. Et c'est le peuple algérien qui souffre et qui continue de payer une lourde facture, en violation de toute logique.
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