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Santé : plaidoyer pour éviter les gaspillages d'argent public Oran : les autres articles



La journée scientifique santé et économie, organisée conjointement par l'université d'Oran, l'Unité de recherches en sciences sociales et santé et l'Agence thématique de recherches en sciences de la santé, s'est tenue avant-hier au siège de l'hôtel le Méridien.
Une journée qui a permis à un panel d'experts en économie de santé de poser des questionnements ayant trait à l'amélioration du système de santé publique. Un système dont les outils mis en place, selon M. Boukrissa, chercheur et responsable au CHUO, «ne sont pas efficients». L'évaluation qualitative ainsi que la visibilité des pratiques médicales ne sont pas clairement définies. Aussi, l'objet de ce regroupement, selon notre interlocuteur, est justement de débattre du management et d'avoir un aperçu sur l'efficience micro-économique, c'est-à-dire l'activité sanitaire à l'échelle unitaire hospitalière au niveau d'un service ainsi que de l'espace territorial. Notre orateur a débattu ensuite devant l'assistance sur le thème ayant trait à l'amélioration de la santé tout en ne manquant pas de se poser la question de savoir si cette amélioration constitue une charge ou un investissement.
La santé, dit-il, est un concept très vague et également un état complet de bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie et d'infirmité. Si la santé coûte cher, estime-t-il, elle rapporte beaucoup à la croissance économique. Et de poser la question de savoir pourquoi, comparativement aux budgets colossaux, l'amélioration de la santé n'est pas consacrée ' La maîtrise des dépenses est conditionnée, souligne-t-il, par la richesse d'un pays. Une mauvaise maîtrise des dépenses favorise le développement des gaspillages. Elle doit se consolider par une meilleure visibilité.
La visibilité et la traçabilité pour une évaluation des besoins exprimés, conclut-il. Lui succédant, M. Mazouni, ex-ministre de l'Energie, a traité, pour sa part, du problème de gouvernance et des défis du pays. Des défis qui, estime-t-il, constituent, entre autres, à assurer le bien-être et l'épanouissement de tous ses habitants en qualité et au moindre coût dans des délais raisonnables. Cet orateur soulève le problème de l'entropie (comment être et comment faire). Et c'est à cela, dit-il qu'est confronté le secteur de la santé. Car, relève-t-il, tout dépend du niveau d'organisation.
Le désordre est trop grand. Il ne faut donc pas le laisser s'accumuler mais l'éliminer au fur et à mesure à même de mieux le maîtriser.
Le Professeur Bouiadjra du CHUO considère, quant à lui, que la couverture sanitaire est conditionnée par une formation adaptée. «50 années après, dit-il, nous n'avons pas d'outils d'appréciation pour faire le bilan de cette opération. Et quel impact a eu cette formation sur les citoyens ' Nous formons des spécialistes d'organes et négligeons totalement la formation de médecin de famille qui doit être l'omnipraticien. La culture du dossier médical n'existe pas. La formation professionnelle est au second rang de la préoccupation de l'étudiant. Il y a une absence de parallélisme entre formation diplômante et formation qualifiante.»
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