Le syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP)
déposera en début de semaine un préavis de grève pour les 4, 5 et 6 mars. En
cas de non aboutissement, une autre grève de 3 jours pour les 11, 12 et 13
suivra.
Le président du SNPSSP, le docteur Mohamed Youssefi,
a, dans une conférence de presse tenue hier au siège du syndicat à Hussein Dey,
donné les raisons motivant ce énième débrayage. Plusieurs
revendications sont ainsi mises en avant par le conseil national du SNPSSP qui
a consacré les journées des 16 et 17 février aux questions organiques et à
l'évaluation de l'accord du 26 octobre 2011, liant le SNPSSP et le ministère de
la Santé. Le
nÅ“ud du problème réside, selon le conférencier, dans le désengagement
volontaire ou involontaire du ministère de tutelle quant à son application. Youssefi «regrette que la tutelle nous pousse, à chaque
fois que nous revendiquions un droit, à prendre le chemin extrême de recourir à
la grève». Youssefi indiquera que l'accord en
question n'est en fait qu'une sorte d'engagement par lequel la tutelle s'engage
à concrétiser des revendications des praticiens spécialistes. Depuis la
signature de cet engagement, le ministère de la Santé semble ne pas accorder
une importance à ce dossier alors que dans les rangs du SNPSSP, l'attente de
ces derniers semble «s'éterniser» d'autant que parmi les revendications du
SNPSSP figurent des revendications qui datent depuis plusieurs années déjà.
Essentiellement, il s'agit pour le SNPSSP de réviser et amender le statut
particulier des praticiens spécialistes de la santé publique dont 12 articles
sur 45 doivent connaître un amendement. Il est revendiqué l'octroi d'une prime
d'intéressement et une prime de recherche. Le SNPSSP estime que l'impôt sur le
revenu global (IRG) dont s'acquittent mensuellement les praticiens spécialistes
est injuste comparativement aux hospitalo-universitaires. Une autre
revendication chère aux spécialistes consiste dans l'organisation du concours
pour l'accès à un autre rang dans la hiérarchie de la santé. «Un concours qui
connaît des embûches pour des raisons que seule la tutelle connaît», estime-t-on
au SNPSSP.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah-Eddine K
Source : www.lequotidien-oran.com