
L'autisme, la santé scolaire, le harcèlement ou encore la santé mentale carcérale, autant de problèmes de santé spécifique qui nécessitent chacun un référentiel national. Ce jeudi, l'Observatoire régional de la santé d'Oran a organisé à l'hôtel Liberté, une journée scientifique sous le thème «la dépression en milieu professionnel». L'occasion pour les organisateurs de constituer un groupe à partir d'Oran qui va travailler sur les mesures qui concernent le bien-être mental dans le travail.Amel Bentolba - Oran- (Le Soir) - Présenté à l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, qui a eu lieu le 10 octobre, l'élaboration du plan national de la santé mentale est parti d'un état des lieux qui a nécessité de s'occuper de la santé mentale en Algérie, dira le Pr Chakali, représentant du ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière. Il estime que «ce plan devra constituer un référentiel national. Il y a beaucoup de problèmes de santé, comme l'autisme, l'enfance, l'adolescence, la toxicomanie, les personnes âgées. Il y a des problèmes spécifiques qui avaient besoin de référentiel national qui constituera le socle de base et qui permettra de se démembrer en mesures spécifiques pour des catégories précises». L'idée est, poursuit le conférencier, de constituer des groupes qui vont traiter chaque mesure avec les réponses qu'ils estiment appropriées, et ensuite ce sera aux décideurs d'agir.
Abordant avec la presse quelques cas de santé spécifique, l'autisme est, dit-il, l'une des priorités du ministère de la Santé qui a été prise en charge bien avant l'élaboration de ce plan où il figure et sera renforcé. «Pour l'autisme, on n'a pas attendu le plan d'action, nous avons déjà cinq services, un à Oran, à Alger, à Blida, Annaba et Constantine. à‡a reste insuffisant mais il faut savoir que former un pédopsychiatre nécessite 11, 12 ans. Les pédopsychiatres se comptent sur les doigts de la main. Heureusement que depuis quatre ans, il y a une filière de spécialistes des pédopsychiatres et d'ailleurs, la première promotion sortira prochainement.»
Toutefois ce que ce plan ne contient pas, c'est bien une étude de l'état des lieux en matière de santé du travail. Ce que nous confirme le Pr Chakali, «le ministère de la Santé n'a pas mené d'étude précise sur cette problématique, on est obligé dans l'état actuel des choses, de nous suffire de recoupements sur des chiffres nationaux et d'appréciations du terrain».
Une autre problématique de la santé spécifique concerne la santé mentale carcérale, qui prévoit depuis toujours des dispositifs de soins développés pour le prisonnier ou bien le prévenu. Toutefois, dira notre interlocuteur, en terme d'efficience, la question peut se poser. «Nous ne sommes pas satisfaits, de ce qu'il y a dans la mesure où les spécialistes qu'il faut dans les prisons ne sont pas là . On ne peut pas multiplier nos intervenants pour des raisons de formation et aussi pour des raisons de coût. Le plan permettra d'optimiser les moyens, de former des médecins de la santé pénitentiaire qui font déjà un excellent travail.» Làencore, un groupe de travail planche sur la question en partenariat avec le ministère de la Justice. Autre manquement qui nécessite un renforcement concerne le plan de la santé scolaire où dira l'intervenant, des actions existent mais restent minimes. «Le personnel de psychologues existe mais est instable. On a 1 200 psychologues qui sont dans la santé publique, c'est un chiffre qui reste insuffisant pour les huit millions d'élèves. Ceci dit, c'est une question de moyens, on n'aura pas un psychologue pour chaque élève».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A B
Source : www.lesoirdalgerie.com