
? Des jeunes au nombre de huit, qui ont choisi de suivre une formation d'agent de sécurité au niveau de l'Académie d'Oran en janvier 2015 pour intégrer le marché du travail, crient leur ras-le-bol et ne s'attendaient pas à vivre le calvaire qui les a poussés parfois à la révolte avant de revenir à de meilleurs sentiments. Et pour cause, en poste depuis avril 2015 au niveau des différents CEM et lycées de la ville d'Oran où ils ont été affectés, ils demeurent sans salaire jusqu'à ce jour. Où se situe le blocage ' Ces huit agents de sécurité assurent qu'ils ne sont pas restés les bras croisés et ont frappé à toutes les portes pour trouver une solution à leur problème, mais toutes leurs tentatives sont demeurées vaines, d'autant plus qu'un grand nombre d'entre eux ont en charge une famille, alors que d'autres comptent en fonder une. «Que faut-il faire pour voir notre seule revendication, fort légitime, aboutir, à savoir régler notre situation financière '» s'interrogent-ils. Et de continuer : «Malgré la charge de travail et la dureté de la vie, nous sommes contraints de contracter des dettes, nous avons patienté, mais la patience a des limites». Outre la multiplication des démarches à différents niveaux, une initiative personnelle a été entreprise par l'un deux qui a sollicité même le concours du Premier ministre Abdelmalek Sellal, lequel lui a répondu par le biais d'une missive qui date du 5 octobre 2016 que son département, après avoir pris connaissance du problème, a chargé les services de la wilaya de donner une suite favorable à cette requête. A son tour, le wali d'Oran, dans une correspondance datée du 31 octobre, a instruit le directeur de l'éducation de prendre en charge cette affaire. A propos des démarches collectives, les huit concernés se sont déplacés à Alger, exposant leurs doléances aux ministères de l'Education et des Finances et à la direction de la fonction publique, mais sans résultat.Au niveau local, lors d'une audience accordée aux huit agents de sécurité par le directeur de l'éducation, celui-ci leur a déclaré que la solution de leur problème est du ressort du contrôle financier de la wilaya. Sollicité par les concernés, ce dernier explique que ce blocage n'est pas de son ressort tout en se référant à une instruction du Premier ministre relative au gel du recrutement dans la fonction publique. Mais en toute logique, une question s'impose d'elle-même, pourquoi les a-t-on recrutés si cette instruction était déjà applicable '...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M A
Source : www.lequotidien-oran.com