Sally Djeffal, actuellement en visite familiale à Oran, nous a reçus en toute simplicité dans l'appartement d'une parente à elle. Son accent libanais induit en erreur celui qui ne la connaît pas.
Depuis trois ans, elle vit à Beyrouth où elle entame une carrière cinématographique des plus prometteuses. Son acquisition du dialecte et de l'accent de son pays hôte répond à l'impératif de sa carrière.
Mais elle est oranaise de naissance et elle n'est pas prête à rompre les ponts avec sa ville natale. Pour preuve, elle ne rate jamais une occasion pour s'y rendre. La dernière, dit-elle, a coïncidé avec la dernière édition du Festival du cinéma arabe où elle avait accompagné une équipe libanaise.
Sally, son prénom artistique, est arrivée au cinéma un peu accidentellement. En tout cas, rien ne la prédestinait au septième art. Quand elle a rejoint le pays du cèdre, avec une licence de Droit obtenue à l'Université d'Es-Senia, elle espérait trouver un travail correspondant à sa formation. Mais le sort en a décidé autrement et visiblement elle ne s'en plaint pas.
En un temps record, moins de trois ans, sa filmographie commence à se constituer. Déjà, elle a assumé un rôle dans un film qui tourne depuis 2011 dans différents festivals européens et moyen-orientaux. Le film s'intitule «Ousfouri» (mon oiseau) du réalisateur Fouad Aliouane où Sally joue le rôle d'une étudiante en arts dramatiques. Elle a été distribuée dans un autre feuilleton en trente épisodes et qui sera sur les écrans des télévisions libanaises dès septembre prochain. Ce travail, du réalisateur Zenardi Habis, s'intitule « Thartharath ouyoun » (Elucubrations des yeux). Elle illustre le personnage de Samar, une jeune fille dont le frère est impliqué dans la vente de la drogue et même dans un meurtre. Ce feuilleton est du genre du drame, bien rehaussé par l'action, nous explique-telle.
Ces deux essais lui ont déjà ouvert la voie royale au vedettariat. Elle doit prendre part, dans deux mois, au tournage d'une grosse production en Egypte, qui sera réalisée par un grand nom du cinéma égyptien. Tout en nous promettant l'exclusivité dès l'entame du tournage, elle s'abstient de nous fournir d'autres détails sur ce projet dont elle n'a jamais rêvé. « C'est ma prestation dans le premier film qui a dû motiver le réalisateur de prendre attache avec moi » lance-t-elle avec une simplicité déconcertante. Il est à croire qu'elle est née sous une bonne étoile.
Cependant, son grand souhait c'est pouvoir travailler avec un réalisateur algérien. « Par simple attachement à mon pays » dit-elle. Elle nous indique que l'an dernier, elle a eu des contacts avec une dame du monde du cinéma national, qui n'ont pas abouti à cause de son calendrier qui était chargé. Elle nous précise qu'elle suit l'actualité cinématographique nationale de très près, elle qui n'a jamais caressé le rêve de se lancer dans le septième art. Certes, elle se rappelle avec amusement avoir participé à des concours de beauté au niveau d'Oran et même un ou deux organisés par des établissements touristiques. Mais de là à émerger et au Liban, c'est un songe qui lui était totalement étranger. Mais derrière cette modestie, se cache une jeune femme, consciente de ses atouts, mais surtout armée d'une volonté de fer…
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ziad Salah
Source : www.lequotidien-oran.com