L'état des rues
de la ville des ponts fait jaser les Constantinois, qui dépités et en colère,
n'arrêtent pas de dénoncer «l'état de laisser-aller par lequel se distingue la
capitale de l'Est du pays», selon l'expression de nombre d'entre eux.
« Les chaussées
comme les trottoirs sont vraiment dans un état catastrophique et indignes d'une
cité qui se targue d'être la capitale de toute une région», fait-on observer.
Et de poursuivre que, «c'est une réelle malédiction, qui semble frapper les
artères de la ville, à l'exception toutefois des plus huppées d'entre elles,
qui sont retapées illico. Sinon la plupart des rues, ruelles, et certaines
avenues et boulevards périphériques, portent le signe de cette incapacité générale
à prendre en charge sérieusement ces nids-de-poule, crevasses et autres
enfoncements plus ou moins importants, qui y règnent en maitre». Et d'ajouter
«ceci sans parler des travaux qui, une fois entamés, n'en finissent pas et font
du sur place, et même lorsqu'ils sont achevés, les revêtements et finitions
laissent le plus souvent à désirer.» Et la chose est valable, aussi bien pour
ce qui concerne les travaux entrepris par les services de la municipalité que
pour ceux à l'actif des sociétés de différents secteurs d'activités, tel celui
de l'approvisionnement des ménages en énergie ou celui les alimentant en eau
potable. «Au final, c'est toute la ville du vieux rocher, qui se retrouve ainsi
défigurée. Et ce qui fait mal au cÅ“ur, c'est que l'on est abreuvé régulièrement
d'informations mettant en exergue les dotations importantes en argent sonnant
et trébuchant, dont bénéficient les grandes mairies, pour la réalisation de
projets d'amélioration urbaine et du cadre de vie en général», lance-t-on avec
amertume et regret.
A la direction de la maintenance et des
moyens généraux de l'APC de la ville, le premier responsable fait savoir que,
«tous les travaux qui ont trait au bitumage des rues, à travers le territoire
de la commune, sont du ressort de son service et des équipes de la voirie, dont
l'essentiel du travail consiste en le colmatage des nids-de-poule et autres
trous béants qui s'y trouvent.» Ce sont donc ses équipes, qui sont chargées de
combler les différentes détériorations qui surviennent au niveau des chaussées
comme des trottoirs, des rues et des places publiques et ce, en considération
que ce genre de «petits» travaux, n'intéressent pas les entreprises qui ne
répondent pratiquement pas aux appels d'offres de marchés lancés de ce type.
Comme nous sommes équipés d'une petite cimenterie, nous opérons les mélanges
nécessaires nous mêmes et fabriquons ainsi les quantités de goudron dont nous
avons besoin. Ainsi, chaque début d'année nous passons commande des produits à
la dite fabrication en quantité suffisante pour tout l'exercice. A titre
d'exemple, la commande pour 2010, se monte à environ un milliard 200 millions
de centimes, et a trait à la fourniture d'enrobé à chaud, du cut back, qui est
un dérivé lourd du pétrole, qui nous sert à produire le goudron en quantité
suffisante pour les besoins de bitumage, pour toute l'année.
La même commande comprend également l'achat
de différents agrégats pour le façonnage de parpaing et de dallettes
nécessaires pour faire les bordures de trottoirs etc. Les travaux d'entretien
seront donc lancés dès réception de ces commandes, conclut-il.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com