L'Union nationale des personnels de l'Education et de Formation (UNPEF) a exigé l'association et la consultation des syndicats et des professionnels du secteur dans le dossier relatif aux «augmentations de salaires promises par le président de la République». Et d'exiger, en outre, la concertation et l'implication des professionnels du secteur, enseignants, inspecteurs et partenaires sociaux, dans la réforme du secteur de l'Education, que ce soit par rapport à la révision des programmes ou des méthodes d'enseignement. Mais, aussi par rapport à la révision des manuels scolaires. Lors de la session ordinaire du Conseil national de l'Unpef tenue les 11,12 et 13 à Blida, les adhérents du syndicat ont ainsi critiqué les conditions, jugées difficiles, concernant cette rentrée scolaire. C'est ce qu'a précisé au Quotidien d'Oran, Abdelouahab Lamri Zegar, porte-parole de l'Unpef. «La surcharge des classes exceptionnelle durant cette année est venue s'ajouter au malaise vécu par le personnel éducatif notamment par rapport aux problèmes socioprofessionnels», affirme-t-il.Les adhérents de l'Unpef, refusent que le dossier portant révision des salaires des fonctionnaires du secteur soit traité exclusivement par le gouvernement sans associer les premiers concernés, les représentants des fonctionnaires. Et ce, soulignent-ils, pour ne plus tomber dans les erreurs du passé.
Le syndicat a également émis des réserves, à l'issue de cette session, quant à la révision des statuts particuliers. Selon le porte-parole de l'Unpef, «les propositions formulées par notre organisation syndicale n'ont pas été incluses dans le nouveau statut». Notamment par rapport à la question de l'équité entre les corps et les paliers d'enseignement et la question du classement en matière d'intégration et de promotion des corps du secteur. De même que l'unification de la classification entre les directeurs et les inspecteurs. Le syndicat tient pour responsable la tutelle, quant aux conséquences de cette «indifférence» et la «non prise en considération des propositions des partenaires sociaux».
Une série de résolutions ont fait l'objet d'approbation par les adhérents de l'Unpef, à savoir: la nécessité d'amélioration du pouvoir d'achat des fonctionnaires et la mise en place d'un Observatoire national. Ils plaident également pour la révision à la hausse de la prime, de l'amélioration du rendement pédagogique (ISSRP) à hauteur de 80% «pour assurer un certain équilibre du pouvoir d'achat des fonctionnaires du secteur».
Les membres de l'Unpef appellent, également, la Commission chargée de réviser les statuts particuliers des différents corps du secteur à revoir sa copie en prenant en considération les propositions formulées par leur syndicat. L'Unpef a, en outre, exigé l'actualisation des primes de zones dans les wilayas du Sud, de régler le problème du logement et d'introduire «le poste aménagé» dans les secteurs de l'Education.
En précisant qu'aucun aménagement du poste de travail à l'état de santé ou après un arrêt-maladie n'est envisagé au profit du personnel de l'Education, ce qui est en contradiction avec les principes généraux de la médecine du travail. L'Unpef a ainsi appelé ses adhérents à coordonner, avec d'autres organisations du secteur et de la Fonction publique pour défendre en bloc la question du pouvoir d'achat.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com