Oran - Revue de Presse

Saïda L'averse de la colère



Jeudi matin, après une nuit agitée etpassée à la belle lune pour certains, les habitants du bidonville Tahri Ghazouiont manifesté leur colère sur la voie publique et bloqué l'issue de la zoneindustrielle, la RN6 ayant été dégagée par les brigades dépêchées sur leslieux. «Les habitants de ce hameau érigé à la force des biceps pour quelquesopportunistes aux taudis auréolés de paraboles et de véhicules récents», ontconstaté les concernés tentant encore une fois d'attirer l'attention desresponsables sur la précarité de leur habitat et les dangers encourus. Lesmaisonnettes et baraques érigées en bordure de l'oued ont été sérieusementendommagées par la crue «et les berges ont failli s'affaisser», affirment lesprotestataires. Ce bidonville, à l'orée de la zone, cache en son sein toutescatégories de gens, «y compris ceux d'autres wilayates», est-il rappelé, et lerelogement des résidents n'est pas aisé. «Aussi songeons-nous à aider ceux quiveulent retourner à leurs origines», dira un élu.La manifestation a été dispersée sansheurts et le calme revenu sur les lieux, où même les bordures de trottoir, malposées, ont été arrachées et la chaussée mal bitumée défoncée par les eaux enfurie entraînant dans leurs ondées la rocaille et la pierraille ayant obstruéles caniveaux et autres tranchées d'évacuation si bien qu'à ce jour, l'eaudébordante coule à flots et la chaussée boueuse présente un danger pour lesautomobilistes et usagers de la zone industrielle. «Négligence quand tu noustiens et indifférence persistante», soupire un infortuné, la botte teinte deboue après les pluies torrentielles du week-end.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)