Oran - Revue de Presse

SAÏD BOUCHAÏR Une main seule ne peut applaudir



Pour la nième fois, M. Saïd Bouchaïr, coordonnateur de la Commissionpolitique nationale de surveillance des législatives (CPNSL), a appelé lespartis politiques à s'impliquer dans la surveillance des opérations électoralespour préserver la transparence et la crédibilité du scrutin du 17 mai.C'est là un gage, selon lui, qui s'ajoutera à l'impartialité de l'administrationque la commission qu'il préside est chargée de vérifier tous les jours.Bouchaïr s'est longuement exprimé sur les missions de la commissionpolitique lors de sa prestation sur le plateau de l'ENTV dans la soirée dusamedi. Il précisera que «l'outil juridique que détient sa commission ne suffitpas pour empêcher d'éventuels cas de fraude sans une réelle implication del'administration et des partis politiques qui doivent jouer pleinement leurrôle», a-t-il notamment dit. Au sujet du comportement de l'administration, ilajoutera que celle-ci est tenue de préserver une neutralité totale. Et que lesencadreurs de l'opération électorale doivent se mettre à l'esprit qu'ils sontuniquement au service de l'Etat qu'ils représentent et, par conséquent, ilsdoivent remplir pleinement leur mission.Bouchaïr a reconnu cependant que les partis politiques qui ont le droitd'exiger le procès-verbal du dépouillement des résultats, éprouventtraditionnellement des difficultés à désigner des représentants dans les 42.576bureaux de vote fixes et 303 itinérants que compte le pays. Il leur conseillera,par conséquent, de faire un travail de coordination pour couvrir le réseau desbureaux de vote. «Lorsque l'administration et les partis auront joué leur rôle,on pourra parler, à ce moment, d'élections propres et honnêtes», a soulignél'invité de la télévision qui rappelle que la loi prévoit jusqu'à dix ans deprison ferme contre tout individu qui se rend coupable de la fraude. Le coordonnateur de la Commission nationale de surveillance des électionslégislatives a, d'autre part, invité les acteurs politiques engagés dans lacampagne électorale à éviter de porter atteinte aux personnes et auxinstitutions de l'Etat. Il précisera qu'il n'est pas permis de faire usage dusymbole de l'image du président de la République à des fins partisanes. Lescandidats sont aussi invités à éviter l'affichage sauvage en respectant lesespaces réservés à cet effet.S'agissant du financement de la campagne électorale, Bouchaïr a affirméne pas être au courant du budget alloué à cette opération - une question quirelève, selon lui, de la commission administrative présidée par le chef dugouvernement - non sans indiquer que la somme attribuée à chaque candidat nedépasse pas les 150.000 dinars et que celui-ci sera remboursé à un taux de 25%au cas où il obtiendra 20% des voix. A une question relative à la médiatisationdes ministres en activité mais qui sont engagés à titre de candidats lors decette campagne, il a fait savoir qu'ils seront exclus de toute couverture endehors de la campagne et qu'il leur sera interdit d'utiliser les moyens del'Etat à des fins électorales.
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