Pas plus de deux minutes auront suffi à l'auteur (ou les auteurs) du
casse de la bijouterie de la rue des Aurès, avant-hier après-midi, pour
commettre leur forfait et s'échapper avec le butin. Un coup qualifié d' «audacieux
» vu l'horaire choisi, l'après-midi à 15h30, sans compter le fait qu'il a été
perpétré sous le regard abasourdi des riverains et des passants. Selon des
témoignages recueillis auprès des riverains, il était près de 16h lorsqu'ils
entendirent le bruit de vitre brisée. Nul ne pouvait se douter que la
bijouterie du coin, sise au n°2, rue des Aurès, juste au croisement avec le
boulevard Emir Abdelkader, se faisait braquée. « Généralement, un casse de la
sorte ne se fait pas en plein jour. Et puis, avec tout le boucan que font les
engins utilisés sur le chantier du tramway, d'un côté, et les déflagrations de
pétards qui ne s'arrêtent pas, de l'autre, entendre une vitre qui se casse n'a
rien d'alarmant. Le ou les auteurs de ce casse ne sont pas allés par quatre
chemins. Ils ont utilisé un gros pavé qu'ils ont lancé sur la vitrine de la
bijouterie. Une fois la vitre écroulée, il ne restait qu'à se servir sans
perdre la moindre seconde. Munis de gants, l'auteur principal n'a pris que les
grosses pièces, avant de s'échapper en montant par le boulevard Emir Abdelkader.
Le propriétaire de la bijouterie qui, au moment des faits, était occupé à
l'intérieur de son magasin avec des clients, n'a même pas eu le temps de réagir,
si ce n'est de pousser des cris de détresse.
Le temps que les gérants des commerces avoisinants sortent pour voir ce
qui se passait, le ou les auteurs avaient déjà pris la fuite. Ni le lieu du
casse, ni son timing ne semblent avoir été choisis par hasard. Le choix d'un
magasin bordé par un chantier excluait de facto toute poursuite en véhicule. Aussi,
l'horaire choisi ne semble pas fortuit. Le casse s'est produit au même moment
où se jouait un match de football du championnat national entre le MCO local et
le CR Belouizdad. Une grande partie des éléments des
Unités républicaines de sécurité (URS) qui ont l'habitude de sillonner les
grandes artères de la ville, était mobilisée au stade Ahmed Zabana
pour assurer la sécurité des spectateurs. Aucune estimation de la valeur du
butin dérobé n'a été, pour l'heure, avancée, en attendant la finalisation de
l'enquête actuellement en cours par les services de sécurité qui s'attellent, notamment,
à déterminer le nombre exact des individus ayant pris part à ce casse.
Par ailleurs, et au-delà de l'acte criminel en lui-même, ce casse met la
lumière sur le phénomène de l'insécurité aux abords du chantier du tramway. Agressions,
vols à la sauvette et, avant-hier, casse en plein jour, sont autant d'actes
criminels que favorise la fermeture de la voie publique à la circulation
automobile. Une fermeture qui empêche les patrouilles de police de faire leurs
rondes habituelles.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Houari Barti
Source : www.lequotidien-oran.com