Déblais abandonnés depuis plusieurs mois
L’obligation de la remise en état de la voirie après la réalisation de travaux ne semble plus de rigueur à Oran…
Et pour cause, nombreuses sont les artères qui sont abandonnées dans un déplorable état avec débris et gravats, laissant les riverains et les automobilistes confirmer l’absence d’instances à même de coordonner et contrôler ces travaux parfois inachevés. Le dernier exemple en date est celui de la rue de Nancy au centre-ville d’Oran où des travaux ont été entamés depuis plus de cinq mois par une entreprise publique, laissant derrière elle des amas de remblais et une profonde ouverture dans le sol, le tout entouré de barrières en guise de protection. Quelques mètres plus loin et toujours dans la même rue, c’est un autre talus laissé après que des travaux aient été entamés, laissant la chaussée dans un état encore plus déplorable qu’elle ne l’était avant.
Ce que déplorent les habitants de cette rue, c’est qu’aucune indication relative à la nature et aux délais d’exécution des travaux entrepris n’est signalée. Cet état de fait touche plusieurs artères et boulevards de la ville d’Oran, avec l’autre exemple des travaux entrepris et actuellement à l’arrêt au niveau de la rue menant à Raz El Ain, fermée depuis plus de 15 jours ou encore de la rue du ravin de Raz El Ain, entre les Planteurs et Sidi El Houari. Cet axe semble devenir depuis l’entame des travaux, une véritable source de litiges, notamment entre les habitants et les transporteurs qui ont été déviés vers une passerelle limitrophe aux habitations déjà fragilisées par l’usure et qui auront à subir aussi les vibrations causées par les fréquents passages des poids lourds et des autres moyens de transport.
Des éclatements de canalisation provoqués par ces mêmes transporteurs deviennent la cause essentielle d’accrochages entre habitants et transporteurs. A titre d’exemple, la ligne 5 menant de Sidi El Hasni vers les Planteurs ou encore les transporteurs assurant la ligne 25 menant de Sidi El Houari vers la Place du 1er novembre qui, après les litiges nés avec les riverains, accentués par l’état déplorable de la voie empruntée, menacent d’entamer des journées de protestations pour dénoncer ces pénibles conditions de travail. A quand une réelle coordination entre les différents intervenants pour assurer un suivi des travaux, du lancement à la réception définitive et éviter, ainsi, les nombreuses contraintes rencontrées à chaque chantier lancé.
Zitouni M.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com