Oran - Revue de Presse

Rue de Nancy



Qui ose emprunter les escaliers de la honte ? Plus personne ou presque n’emprunte les escaliers menant de la rue de Nancy à la place Murat et pour cause ce passage qui servait de raccourci aux piétons est devenu un lieu de tous les vices, où les plus viles besognes enlaidissent tous les jours un peu plus, un endroit considéré jusqu’à un passé très récent comme un véritable havre de paix.Ces doubles escaliers situés en plein centre-ville sont actuellement accaparés par une catégorie de passants qui les utilisent comme toilettes publiques à ciel ouvert et les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent à longueur de journée en sont la preuve. Pire encore, le soir ce passage devient aussi un lieu idéal pour les agresseurs qui sévissent dans le coin, car une fois leur forfait accompli, ils peuvent s’éclipser rapidement et disparaître en rejoignant la place Murat connue pour sa facilité d’accès vers les rues et ruelles limitrophes. Comme dira un des riverains «c’est une complicité partagée entre nous les habitants et les pouvoirs publics». C’est effectivement le constat d’un laisser-faire général qui touche, en fait, tout le secteur qui a complètement été métamorphosé pour laisser place à de multiples points noirs apparus récemment sur ce même et seul tronçon de la rue de Nancy. A commencer par ces interminables travaux entamés depuis plusieurs mois par une entreprise publique qui a omis de remettre les lieux à leur état initial. Quelques mètres plus loin, d’autres travaux ont été commencés sans aucune indication sur leur nature et la chaussée est restée dans un état déplorable. Par ailleurs et selon les riverains, les toilettes publiques qui se trouvent sur le même tronçon ont toujours existé et nuisent plus qu’elles ne servent à l’utilité publique. Face au local d’un opérateur de téléphonie mobile, il existe un jardin bétonné qui a perdu toute son attractivité que lui connaissait les riverains avec son gazon remplacé depuis par un carrelage dans le cadre d’une opération dite d’embellissement. Ceci est constaté à un moment où l’on parle d’un déficit d’espaces verts à Oran. Zitouni M.
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