Longtemps mises en veilleuse pour des raisons multiples, les
revendications des transporteurs semblent enfin trouver une oreille attentive
auprès du ministère des Transports. Cette initiative du département de Amar Tou
intervient au moment où le front social est en ébullition. Un moyen de calmer
les esprits avec une réelle prise en charge des doléances de la corporation.
Mais les professionnels du transport devront attendre le mois de mars pour voir
du concret. D'ici cette date, le syndicat national de transport de voyageurs et
de marchandises a élaboré tout un rapport sur les préoccupations de la
corporation suite à la demande du ministère formulée lors d'une réunion tenue
le 25 février dernier entre les représentants du SNTT et ceux du ministère. Une
rencontre qui a été suivie par une assemblée générale provoquée par le bureau
national du syndicat pour faire un point de situation sur le transport et
ouvrir un débat avec les professionnels.
A l'issue de ces discussions, une plateforme de revendications a été
élaborée comportant les points essentiels des problèmes que vivent les
transporteurs. Les deux points essentiels demeurent la licence d'exploitation
de taxi et l'imposition de l'activité. Concernant la licence de taxi, le
syndicat explique que la résiliation non justifiée de la location a pratiquement
mis au chômage beaucoup d'exploitants du fait que cette licence est limitée par
le nombre d'anciens moudjahidine et de chahids. Comme proposition, le SNTT
demande l'élaboration d'une étude sur la possibilité de délivrance de licence
administrative propriété de l'exploitant et de ses ayants droit.
A propos des impôts, le syndicat
demande au ministère d'accompagner les transporteurs pour déterminer la
fourchette des montants des chiffres d'affaires par une méthode technique qui
soit la plus proche possible de la réalité et permettre ainsi la fixation du
chiffre d'affaires pour le ramener à un montant acceptable par toutes les
parties concernées. Il permettra aussi l'effacement de la dette fiscale et
ramener la taxe d'imposition à 6% au lieu de 12%. Le syndicat évoque dans son
rapport le fonctionnement de la commission technique nationale qui estime doit
être réactivée. La mission qui lui sera confiée consiste à faire une analyse
des conditions et modalités d'organisation, d'exploitation et de contrôle de
l'activité de transport par taxi.
Sur la régularisation des cas de
véhicules mono-espace, le partenaire social demande la révision de l'article 2
de l'arrêté du 2 janvier 2001 modifiant et complétant l'arrêté du 8 août 1993
règlementant le transport effectué par taxi. Quant aux modifications à apporter
concernant le nombre de places, il a été revu à la hausse. Le syndicat propose
huit places assises, celle du chauffeur comprise, au lieu de sept. L'âge du
véhicule est l'autre point évoqué sur le rapport et pour lequel le syndicat
demande l'aide de l'Etat pour des crédits d'investissement et des avantages
fiscaux et des crédits à des taux préférentiels pour la rénovation de ce parc.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mokhtaria Bensaâd
Source : www.lequotidien-oran.com