Les retraités attendent, depuis mai dernier, l'entrée en application de la décision de revalorisation de leurs pensions qui semble se perdre dans les dédales d'une administration «sourde à leurs difficultés de fin de mois». Celles-ci sont de plus en plus pénibles pour la majorité d'entre eux, d'où une grogne allant crescendo.
 En effet, le ministre du Travail n'a toujours pas tranché pour ce qui est de la revalorisation annuelle des pensionnaires de la Caisse nationale des retraites (CNR), en dépit du fait que cette augmentation doit normalement intervenir au début du mois de mai de chaque année, comme le stipule la loi sur les retraites en son art.43. Retard qui a fait que les regards des 1 million 600.000 retraités sont pratiquement «rivés» sur le département de Tayeb Louh, «accrochés» à tous les développements du dossier en question.
Ainsi, nous déclarent tout de go, plusieurs retraités rencontrés au niveau des postes de la ville, «les raisons derrière le retard de règlement des nouvelles revalorisations demeurent inconnues pour nous et ne s'expliquent pas. C'était la même chose l'année écoulée et celle d'avant». «Moi, explique l'un d'eux, je prends mon mal en patience, tout en espérant que cela ne devienne pas une tradition dans le pays». Un autre, fait remarquer «qu'on ne vienne surtout pas nous dire que ce sont des problèmes d'argent qui en sont la cause, puisque d'après ce que je sais, suite aux récentes augmentations des salaires des fonctionnaires, il est plutôt attendu un accroissement sensible des rentrées de la caisse».
Le responsable du bureau de la FNTR des cheminots et membre du conseil d'administration de la CNR, contacté, souligne «ce que je sais, c'est que le conseil d'administration de la caisse des retraites a transmis sa proposition de revalorisation des pensions dans les délais aux autorités concernées, et que le dossier est actuellement sur le bureau du ministre pour signature».
Questionné sur le taux de l'augmentation de cette année, il dira que «personne ne le sait, pour la simple raison que cette fois-ci rien n'a filtré.
Tout ce que l'on pourrait raconter en la matière ne serait que pure fantaisie».
Quoi qu'il en soit, le mécontentement des intéressés va en s'amplifiant, alimenté par des interrogations sur les raisons du mutisme des autorités sur ces revalorisations, ainsi que sur celles derrière la signature toujours pendante de la décision. Les retraités demeurent malgré tout dans l'espoir, à chaque fin de mois, de se retrouver face à la «bonne surprise» d'une consistante revalorisation des pensions.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Elabci
Source : www.lequotidien-oran.com