Oran - Revue de Presse

Retards dans les projets immobiliers Les déboires des souscripteurs de logements LSP



Un autre cas de retard dans un projet immobilier vient d'être mis à jour au travers une déclaration de l'ensemble des souscripteurs. Il s'agit des futurs acquéreurs des logements promotionnels à haï Yasmine, à l'Est d'Oran. Dans un document signé par les 130 futurs locataires, ces derniers dévoilent ce qu'ils estiment comme anomalies tels l'important dépassement des délais de réalisation, l'intransigeance du promoteur pour le versement des 10 % du montant global, alors qu'initialement cette tranche devrait, selon les termes du contrat liant les deux parties, être versée à la signature du procès-verbal de réception et surtout les 100.000 DA supplémentaires exigés pour les travaux de VRD. A ce sujet, il est à noter que cette clause, qui ne figurait pas dans le contrat portant vente sur plan (VSP), est en voie de le devenir si l'on se réfère aux nombreux cas qui nous sont relatés.  N'étant préoccupés que par le souci d'habiter leurs logements, les acquéreurs ont même fait un compromis en payant 5% du prix global. En contrepartie, le maître de l'ouvrage a pris l'engagement lors d'une rencontre avec ses clients d'accélérer la cadence des travaux. Mais encore une fois, c'est la désillusion au sein des souscripteurs. Pire encore, le promoteur leur exige un supplément de 100.000 DA pour l'achèvement des travaux de VRD. C'est ce nouvel épisode qui a fait réagir les futurs acquéreurs qui s'organisent afin d'entreprendre les actions adéquates pour être rétablis dans leurs droits. Ainsi, la première action prise à l'unanimité est d'ester en justice l'entreprise réalisatrice du projet pour l'annulation de la demande de paiement des 100.000 DA supplémentaires, la relance des travaux avec le renforcement des moyens tant humains que matériels pour l'achèvement des travaux dans de brefs délais et enfin de faire valoir leurs droits à des indemnisations en cas de retard dans l'achèvement du projet et ce, dans sa totalité. Contacté à cet effet, le président de l'Union nationale des promoteurs immobiliers (UMPI) pense que même si les doléances des souscripteurs sont légitimes du fait qu'ils s'en tiennent toujours aux clauses contenues dans le contrat initial, il n'en demeure pas moins que le promoteur est lui aussi pressé par l'agence foncière pour l'acquisition des espaces du domaine public pour la réalisation des différents réseaux. «En un mot, le promoteur se retrouve entre deux feux», devait nous préciser notre interlocuteur. Et d'estimer que c'est au souscripteur de faire d'autres sacrifices financiers d'autant qu'il s'agit de son confort. Le deuxième cas, parmi tant d'autres, et qui ne peut que constituer un échantillon de la situation de blocage dans lequel se trouve le secteur de l'habitat au niveau de la wilaya d'Oran, est sans conteste le projet des logements LSP de la cité des 36 logements Akid Lotfi. Concernant ce projet, c'est la grande inconnue pour les futurs locataires qui, à force d'attendre depuis 2001, ont fini par perdre tout espoir. En fait, il s'agit d'un cas de figure qui n'a pas été prévu par les textes en vigueur: le décès du promoteur.      A ce niveau, même la DLEP, qui est censée guider les différents programmes de logements, se retrouve dans l'incapacité de débloquer la situation du fait que le promoteur est un maître d'ouvrage et tant que la justice n'a pas statué en matière d'indivision pour les différents héritiers, aucune solution n'est envisageable. Entre-temps, ce sont ces souscripteurs qui font les frais de cette défaillance dans le sens où ils se voient encore contraints de payer cher leurs loyers et même d'avoir des inquiétudes pour toutes les économies qu'ils ont versées en plus des taux d'intérêt des crédits bancaires contractés. Pour ce cas précis, le président de l'UMPI estime que la seule voie salutaire pour les souscripteurs est de se constituer en coopérative pour pouvoir relancer les travaux, avec éventuellement l'aide des pouvoirs publics.
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