Oran - Revue de Presse

Résidence universitaire Zeddour Brahim Belkacem (Oran)



Le chef de daïra de Bir El-Djir séquestré Hier, en milieu d’après-midi, des dizaines de familles, demeurant à l’intérieur de la cité universitaire «Zeddour Brahim Belkacem» garçons, ont séquestré pendant plus de quatre heures, M. Lardjaa Cheikh, chef de daïra de Bir El-Djir, chargé également, à titre intérimaire, de celle d’Oran ainsi que quatre membres d’une commission de recensement relevant de la même daïra. Les 41 familles, appartenant pour l’essentiel à des travailleurs de cette même cité et qui occupent une aile de la résidence, à l’origine destinée aux étudiants mariés, ayant organisé une action de protestation, s’en sont prises au chef de daïra comme à ses accompagnateurs qu’ils ont séquestrés. Selon nos sources, la protesta a débuté aux environs des 15 heures 30, après l’arrivée sur les lieux de la commission de recensement de la daïra d’Oran qui devait recenser les 9 familles habitant des chalets à l’intérieur de cette résidence universitaire. Les autres familles se sont jointes aux 9 concernées pour empêcher les membres de la commission d’accomplir la mission pour laquelle ils se sont déplacés et les ont séquestrés. Aussitôt arrivé sur les lieux, le chef de daïra a tenté de faire libérer les membres de la commission mais n’y parvint pas. Les protestataires s’y sont opposés et l’ont empêché de sortir en dressant une barricade, formée de troncs d’arbres, autour de sa voiture ainsi qu’un barrage humain, composé de femmes et d’enfants qui se sont attroupés devant la porte d’accès de la résidence afin de cerner le chef de daïra et les membres de la commission. Les protestataires ont, par ailleurs, exigé l’intervention personnelle du wali pour régler leur problème, c’est-à-dire, le refus des services de la daïra de les inclure parmi les familles devant être recensées. Pour appuyer leurs revendications, les intéressés déclarent occuper depuis près de 20 ans des chambres n’offrant aucune commodité, une pièce unique, alors que certaines de ces familles comptent plus de 7 personnes. Ils avancent qu’ils ont présenté des dossiers de demande de logements, mais qu’ils n’ont reçu aucune réponse de la part de la daïra de Bir El-Djir. Enfin, ils estiment être devenus indésirables suite au refus du chef de daïra de Bir El-Djir de les recevoir. Concernant les raisons de la séquestration du chef de daïra, les manifestants ont déclaré qu’ils n’avaient pas d’autres choix pour faire avancer leurs revendications avant d’ajouter qu’ils lui avaient demandé de les recevoir au plus vite. Pour sa part, le chef de daïra a déclaré qu’il était au courant des problèmes des protestataires qui ont, dit-il, injustement squatté des chambres destinées aux étudiants. Il a qualifié l’interdiction qui lui a été faite de quitter les lieux d’acte inadmissible tout en rejetant sur les responsables de la cité universitaire qui ont permis l’occupation des chambres revenant aux étudiants, la responsabilité de ce qui s’est passé. On signale que des responsables ont essayé d’intervenir pour permettre au chef de daïra de quitter les lieux, mais que leurs tentatives ont toutes échoué du fait de leur rejet par les manifestants. Nos sources précisent aussi que ni les forces de police ni la gendarmerie ne sont intervenus pour libérer le chef de daïra retenu à l’intérieur de la résidence. En tout état de cause, à l’heure où nous mettons sou presse, c’est-à-dire à 19 heures 40 minutes, le chef de daïra était toujours séquestré à l’intérieur de ladite cité. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.   Redouane G.
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