Oran - A la une

Repère : La fin des illusions International : les autres articles



Repère : La fin des illusions International : les autres articles
Tout compte fait, le Quartette (Etats-Unis, Europe, Russie et ONU) n'aura servi qu'à accentuer la désillusion, mais aussi et peut-être surtout le désespoir au sein de la population palestinienne. Le premier et unique engagement solennellement annoncé en 2003 était la création d'un Etat palestinien en 2005.Lui-même avait fixé sa mission et établi sa feuille de route. On connaît le résultat, mais aussi la conséquence d'un tel acte, puisqu'une partie de la population palestinienne a franchement désavoué sa direction, attachée au processus de paix, et pris nettement position en faveur des opposants à une telle démarche.
C'est ce qui explique le recentrage d'une telle politique avec, à l'appui, un spectre d'options assez large, comme la démission de la direction palestinienne, devenue un simple alibi, et une demande d'admission de l'Etat de Palestine au sein de l'ONU, elle-même piégée au sein du Quartette, puisque amenée à cautionner des démarches qui ne sont pas toujours les siennes, au sein même du processus de négociations, comme le fait de mettre pratiquement sur le même pied d'égalité occupant et occupé.
C'est là au moins toute l'aberration de l'approche. Ou même son injustice, puisque rien n'est fait pour justement aller vers un règlement de la question en faisant tout simplement pression sur l'occupant, et de ce point de vue, l'organisation internationale dispose de moyens considérables.
Pourtant, cette même communauté s'accroche à cette approche, alors que le processus de cinq rencontres «exploratoires» ' ce qui éloigne de la notion de négociations ' s'est achevé mercredi sans le moindre résultat. Autant parler d'échec, ce que les Palestiniens ne manquent pas de faire «parce qu'Israël n'a pas avancé d'un pas pour reprendre les négociations», et là, il s'agit de l'arrêt de la colonisation, un sujet largement évoqué aussi bien par l'ONU que par l'Union européenne, et d'autres organisations internationales, convergeant toutes sur le fait qu'une telle politique hypothèque gravement la solution à deux Etats. Toutes ces organisations ne peuvent en aucun cas plaider l'ignorance.
C'est pourquoi le Quartette doit prendre acte de son échec, même si pour ce qui le concerne, il paraît difficile et même inapproprié d'en parler ainsi, parce qu'il disposait du plus large éventail de moyens qui soit pour accomplir sa mission. Huit années pour un mandat que lui-même voulait court. Deux années, disait-il, et pas une de plus, mais sans succès, alors même qu'il ne manquait pas de moyens.
Qu'il a fini par dilapider à force de perdre de vue la nature même du conflit, ainsi que sa crédibilité à force de vouloir négocier avec Israël ce qui tient lieu d'aménagement de sa politique de colonisation, passant de l'arrêt, au gel momentané, ce qui veut dire qu'au-delà du délai convenu, tout est permis, alors même qu'il s'agit d'une injustice faite au peuple palestinien et d'une violation des résolutions des Nations unies. Qui en parle d'ailleurs '
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)