Oran - Revue de Presse

Rentrée scolaire



Ce qui va changer cette année A quatre jours de la rentrée scolaire, beaucoup s?interrogent sur ce qui va changer cette année. Voici la nouveauté apportée par la 3ème année de réforme de l?école : L?informatique et la langue arabe occuperont une place privilégiée dans les programmes scolaires. L?examen de la 6ème sera national. Il n?y aura plus de passage avec une moyenne en dessous du 10/20. Le rachat est abrogé. Un bac en langues étrangères, philosophie et mathématique est crée. Au lycée, il y aura, désormais, deux troncs communs : « Lettres- philosophie » et « Sciences-technologie ». Les enfants nécessiteux recevront 2000 dinars de prime de scolarité. Ces derniers sont, d?ailleurs, tenus, dans un délai de trois jours, à partir d?aujourd?hui, de fournir le dossier administratif pour en bénéficier. Au moment où le ministère de l?éducation entame sa 3ème année de « réforme » de l?école, qui a coûté 45 milliards de dinars, nous nous sommes rapproché de certains enseignants, croisés dans les couloirs de l?inspection académique d?Oran, pour recueillir leurs avis. C?est ainsi qu?un enseignant de français estimera que « la réforme c?est bien, mais faudra-t-il encore réintroduire de la rigueur dans l?éducation nationale. On ne passe pas au collège si on ne sait pas lire couramment et écrire une lettre de dix lignes. On ne passe pas au lycée si, à la sortie du collège, on ne sait pas écrire un texte structuré de deux pages. C?est simple et ce n?est pas pour autant une condition, aujourd?hui, remplie. » Et son collègue de renchérir : « l?urgence est de déconcentrer toute la gestion au niveau des Directions locales. C?est aussi déconcentrer le mouvement des enseignants pour organiser des rentrées tranquilles. Il faut déconcentrer les concours de recrutement des enseignants en maintenant un sujet national et une péréquation de compensation de niveau. « L?égalité c?est la diversité » Puis, laisser sur le plan académique, la concertation parents- enseignants- professionnels se dérouler et l?adaptation à la demande d?emploi se faire par le dialogue. » Ces deux instituteurs considèrent que « l?égalité c?est la diversité. » Les enseignants travaillant dans les zones enclavées et difficiles, quant à eux, réclament 50% d?augmentation de salaire. Et puis, il y a ceux qui souhaitent qu?à partir de programmes cadrés, pas trop détaillés, fixés nationalement, « il faudra laisser faire la dynamique du système. C?est à dire, maintenir la diversité des parcours et des méthodes, mais aussi une égalité rigoureuse, exigée au niveau des résultats par des critères rigoureux et non par des slogans qui ont dévalorisé notre bac. » Nos interlocuteurs sont convaincus que « pour assurer un enseignement de qualité, il faudra le débarrasser de la chape de plomb idéologique car elle met une pression qui tend à la baisse de niveau. » Ils préconisent, également, de « supprimer les enseignants qui n?ont rien à faire dans ce qui est autant une vocation qu?un métier. »
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