
Les tribunaux d'Alger et Oran ont renforcé le dispositif sécuritaire pour éviter la reproduction des incidents de vol et d'incendie qui se sont produits en début de l'année en cours. « Les deux incidents enregistrés cette année au niveau du tribunal d'Alger et celui d'Oran ont incité les autorités à revoir les mesures de sécurité dans ces instances, de manière à élever le niveau d'éveil », a affirmé Mohamed Charfi, ministre de la Justice, garde des Sceaux à l'APN. La révision du plan de sécurité s'est concrétisée par le renforcement des centres de surveillance existants, la création de nouveaux centres à proximité des sièges, la modernisation de la surveillance télévisuelle et l'équipement de l'immeuble d'un système de surveillance électronique, a précisé le ministre en réponse à une question d'un député sur le vol et l'incendie de ces structures. Le ministre rappelle que le tribunal d'Alger a connu un vol en mars dernier lorsqu'une personne s'est introduite à l'intérieur de l'immeuble pour voler un micro portable, des écrans, et du matériel de maintenance informatique qu'il a revendus à un commerçant. Au tribunal d'Oran, c'est un incendie qui s'est déclenché en avril dernier dans la salle des archives des affaires civiles « suite à un court-circuit ». En soulignant que « la sécurité des instances de la justice a été et reste une préoccupation majeure et continue du ministère et des présidents des tribunaux », M. Charfi a précisé que le système de sécurité mis en place a permis au président du tribunal d'Oran « d'alerter les services concernés qui ont circonscrit l'incendie en un court laps de temps, sauvant ainsi un certain nombre de dossiers ». Au tribunal d'Alger, ce système a « aidé les enquêteurs à l'identification et à l'arrestation de la personne, puis à la récupération du matériel volé en un temps record ». Au niveau d'Oran, l'incendie a complètement ravagé 50 dossiers et brûlé partiellement 163 autres, dont certains documents de 41 d'entre eux ont disparu. « Les dossiers brûlés partiellement sont encore exploitables et on peut en tirer des informations facilement. La perte d'une partie des dossiers est due à l'eau utilisée pour éteindre l'incendie. Ceci dit, on peut reconstituer les dossiers complètement brûlés dans le service des affaires civiles sans que cela porte atteinte aux personnes concernées », a expliqué M. Charfi. Au niveau d'Alger, « une équipe technique spécialisée s'est déplacée sur place pour un examen minutieux du matériel informatique, des réseaux internes et régionaux, de la base des données et a révélé que le matériel n'a pas été atteint et que le système est intact et toujours en fonction », rassure le ministre. « Lors de leur enquête, les services concernés ont constaté que les dossiers judiciaires et d'autres, qui concernent des témoins, n'ont pas été touchés ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.horizons-dz.com