L'association des étudiants et enseignants chercheurs d'Oran a tenté, cette semaine à l'USTO, de mettre au c'ur du débat la question de la recherche scientifique avec, notamment, les nombreuses attentes desdits étudiants qui, pour beaucoup, rêvent d'un poste.
La rencontre intervient dans un contexte délétère au sein de l'enseignement supérieur, notamment par l'éclatement de nombreuses affaires liées à la fraude dans les magistères et les notes, les faux diplômes et les plagiats, au point où des commissions d'enquête ont été dépêchées à Oran. Néanmoins, elle n'a pas provoqué le débat escompté sur ce sujet. En effet, le représentant de la direction de la recherche au ministère de l'Enseignement supérieur, Hamouli Diamil, n'a pas voulu répondre aux interpellations dont il a été l'objet sur ces questions, que ce soit de la part d'étudiants ou de journalistes. Visiblement gêné et embarrassé par l'évocation de ces scandales qui plongent dans la tourmente toute 'la famille universitaire', ce dernier se bornera à donner des chiffres et à faire un rappel historique du secteur de la recherche scientifique dans notre pays, et ce, depuis l'indépendance. Mais sans se livrer à une analyse de l'état des lieux, les chiffres en disent long sur l'état de la recherche scientifique, puisque notre pays prévoyait 4500 nouveaux chercheurs pour la seule période de 2008 à 2012.
En fait ce sont à peine 2700 chercheurs qui sont recensés à l'échelle nationale. Pour être conforme aux normes internationales, l'Algérie devrait se doter de 40 000 chercheurs d'ici 2017, soit 15 000 chercheurs par an. Or, qui dit chercheur dit travaux de recherche et publications. Jusqu'ici, les magistères ne donnaient pas lieu à des travaux de recherche digne de ce nom, encore moins à des publications sur des revues de renommée internationale qui restent le critère en termes de recherche. Sur un autre volet, des intervenants ont évoqué la fuite à l'étranger de nombre d'enseignants qui trouvent dans d'autres pays la reconnaissance, les moyens et le statut social attendu en fonction de leurs compétences.
Ces conditions font défaut en Algérie, selon des étudiants et des enseignants présents à cette rencontre, une manière de critiquer la stigmatisation des enseignants 'formés par leur pays et qui choisissent de partir' comme sous-entendu par d'autres intervenants et représentants du ministère.
D. L
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : D LOUKIL
Source : www.liberte-algerie.com