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Renault et Lafarge maintiennent leurs projets MOHAMED BENMERADI SE MONTRE RASSURANT



Renault et Lafarge maintiennent leurs projets                                    MOHAMED BENMERADI SE MONTRE RASSURANT
Les groupes français acceptent d'investir en Algérie en respectant la règle 49/51.
Le projet de la voiture algérienne avance doucement mais sûrement. Le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement a indiqué jeudi, en marge de la séance des questions orales au siège du Sénat à Alger, que le projet de construction de la voiture algérienne est en cours de négociations avancées avec le constructeur Renault. «Nous avons passé en revue une trentaine de questions relatives à la réalisation du projet de la voiture algérienne et nous sommes arrivés à un accord à 90% avant de continuer les négociations sur d'autres détails qui restent», a souligné M.Mohamed Benmeradi.
L'assiette réservée à la réalisation de cette usine sera probablement fixée à la zone industrielle de Bellara à El Milia dans la wilaya de Jijel. La capacité de production de cette usine peut aller jusqu'à 75.000 voitures/an, selon le ministre de l'Industrie.
«L'Algérie à importé environ 320.000 véhicules durant l'année en cours», a ajouté M.Benmeradi qui n'a pas écarté l'encouragement d'autres constructeurs automobiles à venir investir en Algérie, dont la marque allemande Volkswagen. Au sujet du groupe Lafarge spécialisé dans la production du ciment qui s'est retiré de la cimenterie Segusse à Oum El Bouagui, il y a quelques mois, après la nouvelle disposition de la LFC 2009 concernant le respect de la règle 51/49%, le ministre a avancé que ce groupe est revenu officiellement sur sa décision pour reprendre le projet en acceptant la règle du marché algérien dicté par la loi de finances. «Nous avons reçu une lettre du groupe Lafarge, il y a un mois de cela, pour annoncer la reprise de la cimenterie de Oum El Bouagui avec ses trois unités de production», a affirmé M.Benmeradi.
La production nationale en ciment atteint 17,5 millions de tonnes et arrive à répondre aux besoins du marché algérien sans contrainte, selon le ministre. Considéré comme une matière première pour la production industrielle, le trafic et l'exportation frauduleuse des produits ferreux et non ferreux préoccupent les pouvoirs publics, d'où le renforcement de la lutte contre ces pratiques déloyales qui portent atteinte à l'économie nationale.
Le pays a enregistré la récupération de plus de 100.000 tonnes/an. Pour augmenter les capacités de récupération de ces produits, l'Etat a accordé un crédit de 4 milliards de dinars remboursable dans les deux ans qui suivent pour les entreprises spécialisées dans le domaine.
Au-delà des 3 usines présentes déjà dans le secteur des récupérations des déchets, Oran et Boumerdès bénéficient de la construction de deux usines qui seront chargées de la collecte et du traitement des déchets. Par ailleurs, les investissements enregistrés sont très faibles dans le Sud algérien malgré toutes les mesures incitatives qui sont prises par l'Etat afin d'encourager les investisseurs étrangers. Ces dernier accordent un vif intérêt au centre du pays en premier lieu, puis l'Est, l'Ouest et le Sud en dernier.
«Les investisseurs préfèrent s'installer là où l'environnement économique est plus important. L'autoroute, les ports, la main- d'oeuvre qualifiée et autres facteurs de proximité motivent davantage les investisseurs étrangers», selon le ministre de l'Industrie. La bureaucratie est un autre facteur de ralentissement et de blocage pour les investissements.
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