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Rempart ou passerelle '



Rempart ou passerelle '
La terre, si elle « s'ouvrait » comme dirait un dicton populaire, aurait bien pu m'engloutir, quand un » non algérien » prit la parole, lors d'un débat télévisé? » L'hikatik chez nous « , pour? défendrel'Emir Abdelkader, bien mieux peut être, que ne l'auraient fait sespropres fils.Il disait, en substance, je cite : » Il est triste et désolant à la fois d'entendre des Algériens calomnier la pensée d'un de leurs grands hommes, en l'occurrence, L'Emir Abdelkader « .Ces propos émanent du professeur Bruno Etienne spécialiste d'histoire, de sociologie religieuse et de sciences politiques de L'université de Besançon.Pour ceux qui veulent plus de détails, je leur conseille de lire sonouvrage intitulé : » L'Emir Abdelkader « , paru aux éditions Hachette.L'Emir Abdelkader n'est qu'un exemple parmi tant d'autres quitémoignent et attestent de notre ingratitude envers nos symboles.La responsabilité? incombe, en premier lieu, à ces pseudo-hommesde lettres projetés par la force du vide? culturel tantôt et, l'évincement parfois de nos véritables et authentiquespotentialités culturelles, pour des raisons faciles à percevoir et,à deviner.Qu'ont fait, donc, « nos parachutés », pour vulgariser le patrimoineculturel national 'Rien, si ce n'est leur incontestable contribution dans notre naufrageculturel et à l'impardonnable occultation de notre » trésorancestral « .C'est à cette même élite qu'est dévolu, en principe, le rôle d'éducation de notre jeunesse, sevrée dès son jeune âge, de sonlégitime droit, celui d'avoir, elle aussi, des repères culturels,made in « chez elle » d'abords.Nos hommes de culture se sont confinés, par ignorance ou par calculs, dans de grotesques » transferts culturels » qui ne reflètent,nullement, les réalités sociologiques de leur peuple, ignorant parla même » nos sommets et nos géants » tels les » Feraoun, Mammeri, Si Mouhand Oumhand » ou, les » Ibn Khaldoun, Ibn Rochd et autres Avicenne (Ibn Sina) » , pour conclure et fermer une interminable liste de » monuments culturels », que nous envieraient bien des pays, autrement plus huppés, et nations que nous quémandions, culturellement.Une élite qui se respecte, doit avant tout puiser dans « nos tiroirs » et ensuite importer, si la nécessite le dicte, le meilleur d'autrui et non, comme c'est le cas chez nous, » des déchets culturels » d'autrui, impropres à notre? consommation.L'intellectuel, est en principe, un rempart où se briseraient toutesles invasions de nature à nuire ou à disloquer notre patrimoinesociologique et non, une passerelle de transmission des cultures »Voltairiennes et Gavrochiennes « , incompatibles avec notre héritageancestral et notre identité.L'intellectuel qui se respecte, doit être le reflet parfait et fidèle de l'identité? nationale.Son rôle premier, est de valoriser et pourquoi pas, d'exporter sapropre culture, avant de songer aux » empreints » qui demeurent,quoique nécessaires, toujours discutables et douteux.Comme le sait le commun des mortels, les us et m'urs des peuples ne se calquent pas.Autrement dit, ce qui pousse chez eux ( à Paris, La Kibla de certains), ne pousse pas automatiquement chez nous.Le subterfuge culturel qui consiste à se cacher derrière un universalisme et une ouverture culturelle, ne peut duper que lescrédules d'entre-nous.L'exercice quotidien, illustré? par les écrits de » notre élite », ainsi que par une certaine presse mâtinale (vieux français) et libertine par exemple, est amplement suffisant pour dévoiler les véritables desseins universels et modernistes de nos? plumitifs.Cette hypocrisie qui beugle et crie son nom, en dépit de tous lessubterfuges employés pour faire passer, incognito, la pilule dénotetout de même, il faut l'avouer, au fond de nos plumitifs, une certaine connaissance de notre environnement culturel et savent pertinemment que seuls de? savants mensonges et de diaboliques stratagèmes, peuvent momentanément tromper et leurrer leur peuple, juste le temps par exemple, de faire passer furtivement au plus fort de nos tourments et, grâce à une? pesante et » républicaine main » la loi gelant la généralisation de la langue arabe.C'est ces intellectuels de fortune, qui œuvrent inlassablement à ladépendance culturelle de notre Algérie et ne cachent, aucunement,leur attachement et leur servitude à mère patrie Faffa tantôt parignorance ( le comble pour une élite ) et parfois, juste, par maladifcomplexe.C'est eux aussi, qui remuent terre et ciel et crient au scandale et audrame, dès qu'un insignifiant acte de décès ou de naissance venaità être arabisé.Le véritable intellectuel est celui qui œuvre à l'épanouissementde sa propre culture et non celui qui propage la pensée des autres,outrepassant par la même occasion et piétinant, la constitution deson propre pays qui est très claire à ce sujet : La langue arabe est la langue officielle et nationale de l'Algérie.Notre intellectuel doit, avant tout, être ce dernier rempart et cettefrontière infranchissable où s'y échoueront toutes les convoitisesfrancophones et surtout francophiles.L'ouverture sur le monde n'est, ni une fusion dans la culture desautres, ni un reniement de nos valeurs islamiques, berbères et arabes.L'ouverture c'est simplement, un échange fructueux, d'égal à égal,conformément à nos m'urs et, surtout, à notre spécificitésociologique.AlgerSeddiki Noureddine
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