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Relizane



Relizane
Abandonnées depuis la dernière campagne des cultures maraîchères saisonnières notamment la pastèque, les importantes quantités de plastique ayant servi de serres constituent, selon le président d'une association concernée par l'environnement, un réel danger multidimensionnel.Sans se soucier de ses impacts sur l'environnement, les agriculteurs ayant exploité des centaines d'hectares de pastèques et de melons sous serres ont déménagé, sans prendre la peine de détruire cette matière. Le hic, ajoute notre source, ni les services de l'environnement ni ceux de l'agriculture ne se sont manifestés pour dénoncer cette catastrophe.En bon connaisseur, le représentant du mouvement associatif s'explique : «Cette matière a une très longue durée de vie.» La présence de cette quantité de plastique dans la terre constitue un réel danger aussi bien pour le sol que pour la santé publique. Ignorant la gravité de cette matière, les fellahs ont emblavé leurs terres et l'y ont ensevelie, alors qu'elle diminue fortement le degré de perméabilité et influe sur la germination de la graine, elle affecte, par ses lentes transformations chimiques, le produit agricole. «Tous ces facteurs convergeront pour constituer une sérieuse menace sur la santé publique», a lancé notre source en dénonçant le mutisme des instances concernées. D'un côté, on mobilise des équipes recrutées dans le cadre du dispositif «Algérie la blanche» pour ramasser les sachets en plastique abandonnés par les commerçants du marché hebdomadaire de Sidi Khettab et, du autre, on ferme les yeux sur des opérateurs ayant «légué» des déchets énormes de cette matière mêlée malheureusement avec le terreau, a souligné notre interlocuteur en ajoutant qu'on devait, au moins, alerter les fellahs sur ce danger et leur conseiller de ramasser ces films et autres tuyaux en plastique. Ainsi, à en croire ce spécialiste, toutes les terres touchées par ce «fléau» resteront «contaminées» pendant de longues années.


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