Oran - A la une

Relations privilégiées, repentance et promesses Algérie-France



Relations privilégiées, repentance et promesses                                    Algérie-France
Les promesses de la France de fonder des relations privilégiées et d'exception avec l'Algérie n'ont pas évolué d'un iota vers la concrétisation depuis bien longtemps. Bien au contraire, ce qui est constaté est un recul qui s'accentue de plus en plus. Le projet de traité d'amitié ne sera jamais concrétisé tant que la France refusera de reconnaître ses crimes coloniaux et de s'en repentir. Pis, Paris persiste à envenimer les relations entre les deux pays, puisqu'elle a décidé d'entretenir la nostalgie de l'Algérie française en honorant les bourreaux de Larbi Ben M'hidi, pour ne rappeler que ce fait. Pourtant, la France ne se gêne pas pour demander à la Turquie de se repentir du génocide arménien, et exige même d'Ankara des excuses ! Comme le ridicule ne tue pas, omettant le génocide français en terre algérienne, les responsables français continuent leur ballet diplomatique incessant pour débiter des discours sans lendemains sur les relations d'exception avec l'Algérie. Des discours à résonances de campagne électorale. Mais qui visent également un rapprochement avec Alger, en raison de la forte crise financière et de la récession économique qui s'est abattue sur toute l'Europe. Mais les paroles sont loin d'être suffisantes pour l'Algérie. Comme elles ne le sont d'ailleurs pas pour les Français. En effet, le président Sarkozy est en perte de vitesse. En présentant ses traditionnels v'ux pour 2012, Nicolas Sarkozy, probable candidat à sa propre succession, même s'il reste muet sur la question, s'est voulu rassurant. «Dans la tempête, vous avez souffert. Je sais que la vie de beaucoup d'entre vous, déjà éprouvée par deux années difficiles, a été une fois encore durement mise à l'épreuve. Vous finissez l'année plus inquiets pour vous et pour vos enfants. (') Mais les Français doivent garder confiance dans l'avenir», a déclaré le président français, pour qui le plus important est qu'il poursuive son action jusqu'au bout de son quinquennat. «La prochaine élection est une échéance importante», a-t-il dit. «Le moment venu, vous ferez votre choix. Mais d'ici là, je dois continuer à agir, car l'histoire des décennies à venir s'écrit maintenant.» Est-ce suffisant pour regagner la confiance des Français ' Pas évident, à voir les sondages à quatre mois de la présidentielle. Des sondages qui donnent de l'avance au socialiste, François Hollande. Ce dernier a terminé l'année avec le statut de favori de la prochaine élection présidentielle. Il est en tête dans toutes les enquêtes d'opinion et donné gagnant au second tour face à Nicolas Sarkozy, avec 56% à 58% des intentions de vote. En présentant ses v'ux au peuple français, François Hollande n'a pas manqué de rappeler que le quinquennat Sarkozy «a été inconséquent, incohérent, injuste» et que «les inégalités se creusent». En bon candidat, il a fait des promesses : «2012, si vous me donnez votre confiance, sera l'année de la réforme fiscale, de la justice sociale' Elle sera l'année du choix : choix d'un nouveau président, choix d'un nouveau destin pour la France. Le changement, c'est maintenant !» Le choix des Français sera connu en 2012, mais d'ici là, ces derniers devront faire face à une année qui s'annonce très difficile sur le plan économique avec la menace de la perte de la note triple A, le million de chômeurs de plus, la TVA qui augmente ou encore la dette qui s'alourdit.
Quant aux relations algéro-françaises, elles resteront marquées d'instabilité car leur avenir dépend des comptes à solder avec le passé.
H. Y.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)