Oran - Pollution

Rejets d'égouts : observation concernant les abords immédiats du village d'El Kerma (ex-Valmy)



Rejets d'égouts : observation concernant les abords immédiats du village d'El Kerma (ex-Valmy)
1. Des marécages principalement artificiels
Si vous parlez des zones d'eau stagnante situées juste à la sortie du village ou entre le tissu urbain et la Sebkha, elles sont majoritairement liées aux rejets d'égouts et aux eaux de ruissellement urbain.

Le relief : El Kerma est construit sur une légère hauteur, mais ses terres environnantes descendent vers la dépression de la Sebkha. Naturellement, ce sont des "terres basses" (des marnes et des argiles) qui ne drainent pas l'eau.

Les rejets : Historiquement, avant le raccordement complet à la station d'épuration (STEP) située à proximité, le village déversait ses eaux usées directement dans les fossés et les champs en contrebas. Ces eaux s'accumulent faute d'exutoire naturel, créant ces marécages fétides.

La saturation du sol : La présence de la nappe phréatique très proche de la surface dans cette zone empêche l'infiltration des eaux rejetées, ce qui pérennise ces marres même en période de faible pluie.

2. L'Oued El Kerma : un vecteur de pollution
Le village est bordé par l'Oued El Kerma, qui est devenu au fil du temps un "égout à ciel ouvert". Ce cours d'eau temporaire ne coule plus naturellement ; il transporte surtout les eaux usées domestiques et industrielles vers la Sebkha. Les débordements de cet oued créent les zones marécageuses que vous voyez.

Note : Un projet de réhabilitation de cet oued a été lancé récemment pour curer ces zones et stopper les rejets sauvages afin de transformer ces abords en espaces plus sains (parcs ou zones agricoles propres).

3. La Station d'Épuration (STEP)
La grande station d'épuration située juste à côté d'El Kerma traite les eaux d'Oran, mais elle ne règle pas instantanément le cas des marécages "historiques" situés autour du village. Ces derniers sont alimentés par :

Des collecteurs défectueux ou des raccordements sauvages du village.

Le rejet final de certaines eaux traitées qui stagnent parfois avant d'atteindre le cœur de la Sebkha.

En résumé
Ce que vous voyez à proximité immédiate d'El Kerma n'est pas une zone humide naturelle protégée, mais plutôt une conséquence du dysfonctionnement du système d'assainissement local. Ce sont des "zones d'épandage sauvage" d'eaux usées.

Si ces zones étaient naturelles, elles seraient sèches en été et couvertes de croûtes de sel. Si elles restent en eau avec une végétation verdoyante (roseaux type Phragmites) et une odeur forte, c'est la preuve indiscutable qu'elles sont alimentées par les égouts du village et des zones industrielles voisines.
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