Oran - Revue de Presse

Réhabilitation du vieux bâti



Le problème à moitié réglé Avec l’inscription officielle d’une opération de réhabilitation de 200 immeubles menaçant ruine au programme complémentaire 2007, la wilaya d’Oran ne pourra régler que partiellement le problème du vieux bâti. En effet, et selon les chiffres auxquels nous ont habitués les différents intervenants dans ce dossier à l’échelle locale, la wilaya d’Oran compte pas moins de 500 immeubles menaçant ruine répartis sur les plus vielles et importantes concentrations urbaines de la ville. Un chiffre qui a cependant reculé ces dernières années, non pas grâce aux efforts de réhabilitation et récupération d’une partie de ces immeubles vétustes, mais suite à une série d’effondrements ayant transformé des immeubles entiers en décombres sous lesquels des dizaines de personnes ont trouvé la mort. L’autre problème auquel devront faire face les instances appelées à mener à bien cette opération réside dans l’absence d’infrastructures ou structures susceptibles d’accueillir provisoirement les ménages habitant les immeubles à réhabiliter, le temps que prendront les travaux, notamment pour les immeubles se trouvant dans un état de vétusté avancée et qui nécessitent l’évacuation des structures. Le projet de réhabilitation des 200 immeubles sera précédé par une réactualisation du recensement visant à sélectionner les immeubles à réhabiliter en priorité. Il faut rappeler que la commune a entrepris, il y a quelque temps, une opération de recensement réalisée au niveau des secteurs urbains. Au secteur urbain El Makari, il a été recensé 52 immeubles, datant de l’ère coloniale, en état de vétusté très avancée, situés principalement à Bel Air, l’Hippodrome et à Saint Eugène. Pour ce qui est du secteur Es Seddikia, l’on a recensé près de 300 habitations dont des locaux commerciaux. Le secteur urbain El Amir compte, quant à lui, 21 immeubles actuellement dans un état de délabrement très avancé, situés dans leur majorité dans les rues des Aurès, Jean Kraft, Marcel Cerdan et Cavaignac. Le gros lot se trouve à Sidi El Houari où pas moins de 109 immeubles sont en état de vétusté critique. Idem pour le quartier Ed Derb qui abrite une centaine d’immeubles présentant un danger public. Par ailleurs, concernant le quartier Sidi El Houari et vu la référence historique dont jouissent la plupart des immeubles, il devrait bénéficier d’une action spécifique assurée par des organismes spécialisés dans la préservation du patrimoine architectural. S. Amel
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