Les doléances portant sur le volet pédagogique ont été réglées et ont donné lieu à l'inscription de plus de 2 100 diplômés à l'université pour poursuivre leurs études. Celles relatives au volet professionnel, elles concernent tous les secteurs utilisateurs.
La montée au créneau des DEUA pour la réhabilitation de leur diplôme est l'un des nombreux foyers de tension que les différentes tutelles n'ont toujours pas réussi à 'éteindre". Après quelques mois d'accalmie, les DEUA, qui se sont structurés via la Toile et usent toujours du même procédé pour communiquer et s'organiser, se sont mis d'accord pour revenir à la charge. Un sit-in ouvert devant le ministère de l'Enseignement supérieur est la formule choisie. Les nombreux détenteurs de ce diplôme, qui se sont portés volontaires, ont vite déchanté puisqu'ils ont été interpellés illico presto. Loin d'être échaudés, ils ont, une fois de plus, réinvesti les lieux une semaine après. Voulant tirer son épingle du jeu, le ministère de l'Enseignement supérieur a pondu une note d'information où il donne des éclairages sur ce dossier. La tutelle a tenu à expliquer, d'emblée, la nature de ce conflit qui date de 2010. 'Les problèmes soulevés par les détenteurs du diplôme de DEUA sont de deux natures : pédagogique et concerne la possibilité de poursuite de leurs études à l'université et l'autre d'ordre professionnel et concerne leur prise en charge par les secteurs utilisateurs tant sur le plan de la reconnaissance de leur formation que sur celui de la progression dans leur carrière professionnelle", lit-on dans la note. Et de rappeler les motifs et les objectifs de création de ce diplôme universitaire. Les études de DEUA ont été conçues pour répondre aux besoins du secteur socioéconomique dans le cadre d'une politique d'enseignement supérieur centrée sur la prise en charge des préoccupations nationales. Créé par le décret n°99-219 du 21 juillet 1990, le DEUA 'confère à son détenteur des aptitudes techniques confortées par l'acquisition de connaissances et de capacités améliorant son employabilité et lui assurant une intégration immédiate dans le tissu socioéconomique", et ce, après une formation de courte durée ne dépassant pas les trois années. Ces diplômés réclament depuis 2010 le droit de poursuivre des études supérieures. La note souligne que la tutelle a répondu favorablement à cette doléance par la mise en place, depuis l'année universitaire 2011-2012 'd'un dispositif réglementaire leur permettant, selon des conditions pédagogiques, d'accéder à une formation dans le système LMD". Cette mesure s'est soldée par l'inscription de plus de 2 100 détenteurs de DEUA dans les établissements d'enseignement supérieur au titre de l'année universitaire 2012-2013. Les autres demandes exprimées seront prises en charge 'à moyen et à long terme". Pour ce qui est de l'autre volet des doléances à savoir l'évolution de la carrière professionnelle, la tutelle indique que 'cette question concerne tous les secteurs d'activité. Dans ce contexte et pour contribuer à une meilleure perception des diplômes universitaires par les différents secteurs, le ministère de l'Enseignement supérieur n'a jamais cessé d''uvrer à leur valorisation et leur visibilité". Autrement dit, le département de Harraoubia ne doit plus rien aux DEUA et qu'ils devraient frapper à d'autres portes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Malika Ben
Source : www.liberte-algerie.com